Liège Le comité de riverains des Hauts-Sarts introduit un recours… et il n’est pas le seuls !

On les a vus dans les conseils communaux, s’opposer aux décisions de modifications de voiries communales, on les a vus dans les foires agricoles, réclamant une agriculture saine, durable et wallonne, on les a aussi vus remettre des paniers de fruits et de légumes aux ministres et aux députés, la dernière récolte d’une agriculture locale, alors que la Région, disent-ils, ne cesse de sacrifier ses terres au profit des entreprises.

Et aujourd’hui, alors qu’on les croyait à bout de force, ils reviennent plus décidés que jamais pour s’opposer à ce permis relatif à l’extension du plus grand zoning de Wallonie…

Eux, ce sont les riverains du zoning des Hauts-Sarts qui n’ont donc pas baissé les bras. Car ils ont été soutenus par d’autres agriculteurs, d’autres régions, et par d’autres citoyens, ils ont décidé d’introduire un recours contre ce permis autorisant l’extension du zoning sur 60 hectares, au nord des Hauts-Sarts, vers Hermée.

Pour rappel en effet, après des années de tergiversations, le permis d’urbanisme relatif à ce projet de zone 4 du zoning a été accordé en janvier 2017. Un souci toutefois : la reconnaissance de zone n’est toujours pas actée. Les travaux ne peuvent donc pas débuter. Stand by.

Profitant de cette charrue placée avant les bœufs, le comité des riverains, poussé par de nombreuses marques de sympathie, relance le combat.

"Au départ, nous ne voulions pas nous lancer dans une procédure coûteuse et dans laquelle nous ne serions pas écoutés. Mais nous nous sommes rendu compte que d’autres avaient aussi fait la démarche, il y a des agriculteurs, des riverains et même des entreprises qui ne sont pas en accord avec ce projet", explique Anne Jamblin, du comité. "Nous avons décidé de continuer à nous battre. On le fera à vie !"

Le fond du recours déposé ? "Nous le basons sur la gestion des terres qui n’est pas du tout réalisée de façon parcimonieuse. Ce projet d’extension, qui date et qui est aujourd’hui obsolète, est vraiment mal pensé. Ces terrains sont situés sur des puits de mine… et surtout, nous défendons notre terre, notre agriculture. Nous voulons continuer à gérer nos terres et continuer à proposer nos produits wallons. Nous disons stop au gaspillage". Entre autres arguments...

Le Conseil d’État devra obligatoirement se prononcer sur ce recours, un parmi d’autres, avant que le permis ne soit exploité.