Ce jeudi, le tribunal correctionnel de Liège a acquitté Alain Mathot concernant la corruption commise lors de la construction de l'incinérateur Uvelia à l'usine Intradel par la société Inova France. Alain Mathot s'est vu accorder une suspension du prononcé pour une durée de trois ans pour des travaux en noir réalisés dans son immeuble.

Le tribunal a analysé tous les éléments à charge et à décharge d'Alain Mathot. Selon le tribunal, il existe un doute raisonnable quant aux faits. Si lors de deux dates mentionnées par Philippe Leroy concernant des rencontres pour des remises de sommes, elles auraient pu effectivement avoir lieu, plusieurs autres rencontres ne sont pas démontrées.

Alain Mathot a déclaré qu'on lui avait présenté Philippe Leroy à deux reprises. Le tribunal a estimé que Philippe Leroy aurait pu obtenir des renseignements concernant les habitudes parisiennes d'Alain Mathot lors de ses rencontres.

Selon les déclarations de Philippe Leroy, quatorze rencontres auraient été nécessaires pour coïncider avec les sommes qu'il déclare avoir versé à Alain Mathot. Les juges ont fait un relevé précis des présences d'Alain Mathot à Paris. Selon les magistrats, seules deux présences d'Alain Mathot à Paris auraient pu coïncider avec les déclarations de Philippe Leroy. "Alain Mathot aurait dû faire entre sept et onze visites sans laisser de traces", ont souligné les juges.

Le tribunal a retenu que c'est lorsque les détournements réalisés au sein de la société Inova ont été objectées à Philippe Leroy, que ce dernier a mis en cause Alain Mathot alors qu'il avait d'abord déclaré ne pas avoir rencontré d'homme politique puis avait ensuite cité Guy Mathot. Le tribunal a précisé que l'analyse des dépenses ne démontrait pas de manière certaine un enrichissement personnel.

Les magistrats ont par contre relevé que des travaux ont été réalisés en noir par Alain Mathot dans son immeuble alors qu'il était membre d'une commission sur la fraude fiscale.