Abdelghani, 48 ans, a bénéficié de la suspension probatoire du prononcé pour une durée de 5 ans pour avoir menacé sa compagne et l’avoir violentée. L’homme a tenté de justifier son comportement par le fait qu’il n’aurait pas apprécié la manière dont la dame lui aurait rendu ses cartes de banque après lui avoir fait une remarque concernant des dépenses. 

Le 15 octobre 2019, la police a été appelée au domicile familial après une scène de violence conjugale. Arrivés sur place, les policiers ont été accueillis par Abdelghani. Les inspecteurs ont entendu des bruits de pleurs à l’étage de l’habitation. Sur place, ils on découvert que la compagne du suspect était en état de choc. 

La dame présentait des traces rouges au niveau gauche et droite de la gorge, mais aussi au niveau de l’avant-bras gauche. Entendue, la dame a expliqué qu’une dispute avait éclaté parce qu’il lui reprochait de l’avoir empêché de dormir la veille, mais aussi qu’il voulait récupérer ses cartes de banque. 

La dame a repris les cartes de banque et les a jetées vers lui. Ce geste aurait déclenché la colère de son compagnon qui l’aurait alors trainée par les cheveux jusqu’à l’escalier, l’aurait fait tomber par terre et rouée de coups sur tout le corps. Elle a expliqué s’être réfugiée dans les toilettes et aurait ouvert la porte sous les menaces répétées de l’intéressé de la tuer si elle n’ouvrait pas. Le médecin qui a ausculté la victime a estimé qu’elle avait une incapacité de travail de deux jours à la suite des faits. Le suspect a expliqué qu’il était rentré fatigué et énervé du travail car son épouse l’aurait empêché de dormir la veille. 

Ayant constaté qu’elle avait fait des dépenses avec ses cartes de banque, il lui a demandé des comptes. Elle aurait alors commencé à l’insulter. Une dispute a éclaté et il aurait demandé la restitution des cartes. Elle lui aurait donné la première carte et lui aurait jeté la seconde "comme on lance un objet à un chien, de manière humiliante", a estimé l’homme. 

Ce dernier a alors admis qu’il l’avait poussée pour la faire rentrer dans le domicile et qu’elle serait tombée au sol. Il l’aurait maintenue au sol jusqu’à ce qu’elle se calme. Un enfant présent sur place a assisté à la scène. La dame s’est réfugiée dans les toilettes et son compagnon admet l’avoir menacée. "Si tu n’ouvres pas, je te tue." 

Le tribunal a souligné que le fait de pousser quelqu’un et de l’empoigner, avec force, est constitutif de coups et blessures. "Par coups, on entend en effet, tout rapprochement violent entre le corps humain et un autre objet physique avec l’effet possible d’une contusion ou d’une commotion", rappelle le tribunal. Le juge a également estimé établie la menace sous ordre ou conditions.