Il y a quelques semaines, les permis uniques (environnement et urbanisme) pour le démantèlement de deux sites désaffectés d’ArcelorMittal ont été octroyés par les administrations régionales. Cet octroi constituait une nouvelle étape dans le processus de réhabilitation des presque 300 ha de friches industrielles situées dans le bassin liégeois. Prévues pour une durée maximale de 3 ans, ces opérations de déconstruction concernent en particulier 164 ha répartis sur les sites de Chertal et du HFB. En outre, l’octroi de ces permis était conditionné à la constitution de sûretés par l’actuel exploitant et propriétaire, ArcelorMittal, afin d’assurer le bon déroulement des opérations.

C’est sans doute là que le bât blesse puisque ce mardi, ArcelorMittal Belgium a introduit un recours à titre conservatoire auprès des Ministres régionaux de tutelle

“ArcelorMittal confirme sa volonté d’aller de l’avant dans la mise en œuvre des permis octroyés pour la démolition des sites de Chertal et du HFB à Seraing”., explique le sidérurgiste dans un communiqué. “Néanmoins, malgré un travail sérieux de l’administration pour la délivrance de ces permis dans des délais serrés, ArcelorMittal Belgium constate que certaines conditions régissant ces permis présentent d’une part, des difficultés telles qu’il lui est matériellement impossible de mettre en œuvre cette étape charnière de la reconversion dans les délais impartis et d’autre part, imposent des obligations qu’ArcelorMittal Belgium conteste en droit”.

Ceci dit, “dans un esprit de collaboration et de transparence totale, ArcelorMittal Belgium a ouvert parallèlement avec toutes les parties prenantes des sessions de travail dont le but est de résoudre ces divergences en vue d’engager au plus tôt ces opérations de démolition, étape préalable et inéluctable à la phase ultérieure relative à l’assainissement des sites en question qui lui incombe également”.