Le groupe Ecolo a dénoncé "une inertie" lors du conseil communal.

De prime abord, l'ordre du jour du conseil communal de mardi soir à Huy était assez peu fourni, excepté l'examen tant du plan zonal de sécurité qui a été présenté aux élus par les représentants de la police locale ainsi que par le bourgmestre.

Mais cela n'a pas empêché de nombreuses interventions de l'opposition, et singulièrement en l'espèce du groupe Ecolo. Ses représentants en ont ainsi notamment profité pour relayer "l’important sentiment d’insécurité vécu par les habitants du centre-ville, en particulier sur la rive gauche".

Ils ont également souligné "l’importance du travail de prévention à mener, notamment dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie".

Ils ont enfin rappelé leur souhait de voir mener un travail de réflexion quant à la fusion des deux commissariats de la Ville, voire de fusion de la zone de police de Huy avec les zones de police voisines.

La deuxième modification budgétaire était également à l’ordre du jour. Sur ce point précis, les conseillers écologistes se sont réjouis de la décision du collège communal d’affecter 1,75 million d'euros supplémentaire au fond nucléaire.

Au rayon des bons points, le groupe Ecolo s’est aussi réjoui de l’instauration récente d’un permis de végétaliser, soit un projet qu'il avait lui-même proposé en son temps.

La Ville doit "prendre ses responsabilités"

Mais lors des questions, le chef de groupe Rodrigue Demeuse a tenu à épingler le fait que "cela fait plus de 1500 jours que les immeubles de la rue Neuve se sont effondrés".

Et ce dernier de dénoncer la situation de blocage existante malgré les tentatives avortées du collège communal. Il a rappelé sa demande exprimée de voir la Ville "prendre ses responsabilités en reprenant la maîtrise publique du terrain".

Et ce même si à ce stade, ce n'est toujours pas la piste suivie par la majorité, laquelle est en discussion avec un promoteur privé mais se heurte à une opposition riveraine.

"Il est pourtant temps de sortir de l’inertie et de procéder à l’expropriation de l’ensemble du chancre", a souligné Rodrigue Demeuse.