Le parquet a requis devant le tribunal correctionnel de Liège la révocation d’un suspension probatoire accordée à un jeune homme âgé de 19 ans, par le tribunal correctionnel de Huy pour un viol commis sur une mineure d’âge. Les faits se sont déroulés dans des circonstances tout à fait particulières. En effet, les deux protagonistes étaient âgés de treize et seize ans au moment des faits. Ils étaient tous les deux complètement paumés. Ainsi, le jeune homme était connu de la justice. Il avait été placé en IPPJ. Quant à la jeune fille, elle était placée dans une institution de protection de la jeunesse. Dans le courant de l’année 2015, les deux intéressés ont fugué de leurs institutions respectives pour se retrouver. 

Ils ont entamé une relation sentimentale. Ils ont habité quelques temps dans la région hutoise. Lors de leur cohabitation, ils ont entretenu des relations sexuelles. Il est apparu de l’enquête que la jeune fille était complètement consentante à avoir des relations sexuelles avec le jeune homme. Dans le courant de l’année 2018, le jeune homme a comparu devant le tribunal correctionnel de Huy pour répondre de ces faits qui sont réprimés par le code pénal étant donné que la jeune fille n’avait pas atteint la majorité légale. Le prévenu a fait la demande de pouvoir bénéficier d’une suspension du prononcé et de conditions probatoires. Mais malheureusement, même après cette décision, les conditions de vie du jeune homme ne se sont pas améliorées. Il a vécu quelques temps dans sa famille avant de se retrouver à nouveau à la rue. Il n’a pas suivi les conditions probatoires qui lui avaient été accordées. L’assistante de probation chargée du dossier du jeune homme a prévenu les autorités et le parquet a décidé de mettre l’affaire à l’audience. 

Etant donné que le jeune homme est à présent domicilié au CPAS de Liège, c’est le tribunal correctionnel de Liège qui a été chargé de traiter cette demande de révocation de suspension probatoire du prononcé. Le prévenu a été convoqué à son adresse de référence, mais ne s’est pas présenté à l’audience. Le parquet a rappelé que le minimum de la peine requise par le code pénal pour ce genre de dossier est d’un an. Mais le substitut a également demandé au tribunal de tenir compte du jeune âge de l’intéressé au moment des faits, mais aussi de tenir compte du dépassement du délai raisonnable. Le jugement est prévu pour dans un mois.