À Huy comme ailleurs, le dernier conseil communal de l’année était consacré ce mardi soir, toujours en visioconférence, à l’examen et à l’adoption du budget 2021 de la Ville et des entités y liées.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, les élus ont discuté du remplacement du réseau de caméras de vidéosurveillance. Lequel a été décidé par la Ville, comme expliqué par le bourgmestre f.f. Eric Dosogne (PS), en raison de son obsolescence.

Alors qu’il s’agit notamment de renforcer la surveillance de la Grand-Place, Ecolo a épinglé une dépense jugée trop élevée de près de 500 000 euros tandis que Défi s’est interrogé sur une nécessaire permanence policière.

Rapidement, les finances ont été abordées, tout d’abord par le biais du CMB relatif au CPAS (la dotation communale étant augmentée de 700 000 euros) et du budget de la zone de police, lequel doit faire face à des impositions fédérales.

Le budget de la Ville a quant à lui été présenté par l’échevin en charge Jacques Mouton (MR) qui, tout en faisant état de mauvaises surprises dont d’importants dégrèvements fiscaux, a souligné la volonté de la majorité de miser notamment sur le tourisme dans le cadre de l’après-nucléaire.

Reconnaissant la difficulté de l’exercice vu le contexte, le chef de file de l’opposition Rodrigue Demeuse (Ecolo) a épinglé le fait que "sans puiser dans le fonds nucléaire, la Ville serait en situation de faillite". Et de dénoncer une utilisation jugée prématurée de celui-ci tout en pointant également "une situation de dépendance vis-à-vis de la centrale".

En appelant à la prudence, il a estimé que "la majorité ne doit pas se contenter du bling-bling". De son côté, Patrick Thomas (Défi) a ironisé sur le "faites-nous confiance" lancé il y a peu par cette dernière. Et de critiquer à son tour "la solution de facilité trouvée pour équilibrer le budget". L’impact à venir de la crise du Covid-19 a aussi été évoqué de même que le plan de relance socio-économique qui en est à sa seconde phase actuellement.