C’est une cellule commerciale sise au 28 de la rue du Pont, à Huy qui est à l’origine d’un sacré bras de fer entre administrateurs de la Régie foncière de Huy. Une bisbrouille aux allures de cloche merle qui prêterait à sourire si elle ne prenait pas en otages des personnes qui ont tout misé dans le lancement d’un commerce aujourd’hui l’arrêt… avant même d’avoir vu le jour.

Explications : Début avril, mandatée par son Conseil d’Administration, la régie foncière de Huy a signé un contrat de location de ladite surface et ce, suite à une candidature spontanée d’un couple de Wanzois. Ces derniers présentaient selon la présidente de la Régie Foncière, Magali Dock, “un projet commercial viable, novateur et apportant une plus-value pour le centre-ville de Huy”.

Mais voilà un autre candidat s’était manifesté après la décision du CA. Trop tard et de toute manière inutile puisque l’homme ne remplissait pas les conditions d’octroi d’un tel bail (une location-tremplin), puisqu’il possède déjà un commerce sur le territoire communal.

Et c’est ici que les choses se corsent. En effet, deux administratrices Ecolos ont publiquement contesté avoir donné leur accord lors du vote qui autorisait la Régie Foncière à signer le contrat de location. Une version contredite par d’autres administrateurs. “C’est tellement évident” nous dit d’ailleurs l’un d’eux “que les débats ont été enregistrés par un des administrateurs présents qui, blessé à la main, ne pouvait prendre des notes.”

Cette divergence de vues a pris une telle ampleur qu’elle fut amenée sur la table du conseil communal de Huy par les élus Ecolos. S’il n’en est rien ressorti, le CA de la Régie a toutefois décidé de lancer un appel à candidature pour la location de la cellule commerciale et de rompre le bail conclu avec ce couple de commerçants afin de garantir la sécurité juridique des porteurs de projet qui s’y implanteront dans le futur.

“D’un point de vue personnel”, explique Magali Dock dans un communiqué, “je regrette les attaques dont l’administration a été la cible ces derniers jours et plus particulièrement celles remettant en cause la légitimité de la directrice sur la rédaction des procès-verbaux. Plus largement, je m’interroge sur les raisons de cette attaque en règle et espère que ce n’est pas la proximité (NDLR politique) du candidat malheureux avec certains qui est à l’origine de cette situation aussi désagréable que contre-productive”.

En outre, Magali Dock estime qu’il est déplorable que deux administratrices aient rompu la confidentialité des débats du conseil d’administration et par voie de conséquence la confiance qui était placée en elles.

Pendant ce temps, le couple de commerçants attend de pouvoir gagner sa vie…