Le tribunal correctionnel vient d’accorder une suspension du prononcé à trois membres d’une famille appartenant à la communauté des gens du voyage âgés de 69, 48 et 49 ans qui ont commis des infractions à l’urbanisme à Gives. 

 En réalité, les intéressés ont placé des modules sur un terrain pour y habiter sans autorisation. En avril 2007, la famille a acheté un terrain situé en bord de Meuse pour 50 000 euros. L’endroit serait en zone inondable, mais en 2007, le collège communal de la Ville de Huy a octroyé un permis d’urbanisme pour le placement de trois caravanes pendant deux ans et la construction d’un mur de clôture. Mais en janvier 2008, le service de la rénovation urbaine de la ville de Huy a dressé un pro justicia pour modification du relief du sol sans autorisation. En 2013, un deuxième pro justicia a été dressé pour placement de modules habitables sur les parcelles sans autorisation préalable. 

 Les trois hommes ont déclaré avoir acheté le terrain pour se sédentariser, avoir introduit un permis d’urbanisme pour pouvoir construire une habitation mais que le dossier a été déclaré irrecevable compte tenu du pro justicia de 2008 et avoir, dans l’attente, posé des modules habitables. 

 Une solution devait être trouvée entre la famille et les autorités, mais le dossier a stagné pendant de longues années. En 2016 le père a reconnu avoir modifié le relief du sol et posé des caravanes. Il a reçu une proposition de transaction de 25 000 euros et a demandé un échelonnement. Le tribunal a estimé que le placement de ces modules avaient été réalisé sans autorisation.