Anthony, 58 ans, a écopé de trois ans de prison avec sursis probatoire pour avoir commis des viols sur deux jeunes filles handicapées mentales rencontrées d’abord dans une ASBL qui aide les personnes en difficulté puis contactées sur Facebook en 2017.

Fin février 2017, une des jeunes filles a reçu une invitation Facebook de la part d’Anthony. Une rencontre par webcam se fera le jour même. L’homme fera la connaissance d’une amie de la première demoiselle. Une jeune fille souffrant également d’un retard mental significatif. Les deux jeunes filles logeaient d’ailleurs dans une habitation protégée à Aywaille.

"Je trouvais qu’elle avait un joli visage et je l’ai invitée sur Facebook", a déclaré le prévenu lors de la première audience. "Je me suis rendu sur place et c’est la seconde jeune fille qui m’a accueilli. Elle m’a proposé d’aller dans sa chambre en attendant sa copine. Elle a sorti un préservatif de son sac et elle m’a demandé si je voulais faire cela. Quand j’étais dans sa chambre, elle ne m’apparaissait pas comme une personne handicapée. Elle était timide, un peu fragile, mais pas handicapée mentale."

Quelques jours plus tard, les deux jeunes filles se sont rendues chez le quinquagénaire. Ce dernier a dormi dans le même lit qu’elles. "Je trouvais cela surréaliste de me retrouver au lit avec deux jeunes femmes." Il a entretenu des relations sexuelles avec les deux jeunes filles et leur a fait faire des photos dénudées. Les deux jeunes filles ont déclaré qu’elles n’étaient pas d’accord, mais qu’il avait insisté.

Le tribunal a suivi l’avis de l’expert et a retenu le fait qu’étant donné leur retard mental, elles étaient toutes les deux incapables de consentir à des relations sexuelles.