Eric, 55 ans, a écopé de 18 mois de prison avec sursis probatoire strict pour avoir commis des attouchements sur un jeune homme placé à son domicile par une association inter-générationelle. Le pire c’est que le jeune homme vivait une période très compliquée et était particulièrement déstabilisé car sa maman avait à l’époque un grave problème de santé. Cette dernière a été hospitalisée aux soins intensifs. Eric a alors utilisé ce drame pour déclarer au jeune homme qu’il avait fait retrouver le sourire à sa maman en lui indiquant qu’il s’occupait bien de lui. 

 Entre septembre et novembre 2016, l’homme qui participait à des mouvements de jeunesse a commis des attentats à la pudeur sur un mineur d’âge qui logeait à son domicile. Eric faisait partie d’une association qui met en contact des jeunes qui tentent de trouver un logement pour continuer leurs études et des familles prêtes à les accueillir pour les aider. C’est dans ce cadre qu’il a ouvert ses portes à de jeunes garçons. 

 Le jeune homme s’est rendu une première fois sur place, puis est revenu pour loger chez Eric pendant plusieurs mois. C’est lors de cette deuxième visite que l’homme, qui se dit hétérosexuel, a totalement dépassé les imites. Il avait notamment rédigé un règlement d’ordre intérieur dans lequel il imposait aux garçons de dormir nu ou avec des caleçons larges. 

Dans ce règlement il souhaitait "renforcer la cohabitation et renforcer les liens." Il a ensuite commencé à prodiguer des massages au jeune homme. Il lui a aussi proposé de venir prendre une douche avec lui. C’est le père du jeune homme qui a découvert des messages compromettants. Le papa s’est inquiété de l’emprise de l’homme sur son fils. Il a dénoncé les attentats à la pudeur dont son garçon était victime. 

Lorsque le jeune homme a été entendu, il a minimisé les faits. Il a tenté de cacher les comportements adoptés par Eric. "Je me rends compte de ces déviations", a déclaré le prévenu lors de l’audience consacrée à son affaire devant le tribunal. "C’était horrible ce que je lui ai fait dire. Il n'était pas bien dans sa peau et j’ai enfoncé le clou en ayant de tels agissements. Je ne sais malheureusement pas revenir en arrière."