Thibaut, 33 ans, a écopé d’une peine de trois mois de prison ferme par défaut devant le tribunal correctionnel de Liège et de diverses amendes pour avoir insulté et menacé deux policiers à Liège. Le condamné devra en outre payer cinq cent euros à chacun des policiers qu’il a visé lors des faits. Avec les différentes amendes et frais, il devra s’acquitter d’un total de plus de 1 600 euros à la suite de cette condamnation. 

 L’intéressé est déjà bien connu des services de police puisqu’il a notamment déjà été condamné le 26 juin 2013 à une peine d’un an de prison avec sursis partiel pour coups à agent, mais aussi à la même peine le 24 avril 2014 pour avoir porté des coups à cohabitant et s’être rebellé contre la police. Le 14 septembre dernier, des policiers se trouvaient sur la place des Déportés à Liège et étaient occupés à procéder à l’interpellation d’un individu lorsqu’ils ont été confrontés à Thibaut. 

 Ce dernier a commencé à se montrer insultant et menaçant envers les inspecteurs de police. Il a notamment insulté un policier en prononçant distinctement son nom de famille. Les inspecteurs de police ont demandé au fauteur de trouble de quitter les lieux et de les laisser faire leur travail. Mais Thibaut ne l’entendait pas de cette oreille. En effet, il est non seulement resté sur place mais a continué à tenter d’empêcher les policiers de faire correctement leur travail. Ainsi, Thibaut a mimé avec ses mains l’utilisation et un tir réalisé avec un fusil à canon alors qu’il se trouvait en face d’un inspecteur auquel il s’est adressé. "Je vais revenir, ça c’est pour vous", a-t-il déclaré. 

 Un autre policier a confirmé les propos tenus par le suspect, mais aussi les gestes qu’il avait mimés. Le 18 mai dernier, le suspect était invité à se rendre à l’audience pour expliquer son comportement. L’intéressé qui n’a qu’une adresse de référence ne s’est jamais présenté au tribunal pour être entendu. Il n’avait pas on plus répondu aux convocations qui lui ont été adressées pour être entendu par la police. Seuls les deux policiers se sont déplacés lors de l’audience devant le tribunal correctionnel pour expliquer la scène dont ils ont été victimes. 

 Le tribunal a estimé les préventions établies à charge des suspects. Le juge a tenu compte de l’atteinte à la sécurité publique, l’impact psychologique sur les victimes que peuvent engendrer les faits de menaces, mais aussi la nécessité de faire prendre conscience au prévenu qu’il ne doit plus réitérer ce type de comportement délictuel. Le tribunal a souligné que le prévenu a déjà été condamné à deux reprises pour des faits similaires.