Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné mercredi J.D., un habitant de Jodoigne né en 1993, à dix-huit mois de prison assortis d'un sursis probatoire pour ce qui excède 12 mois. Son ancienne compagne, A.B., écope d'une peine de travail de 120 heures, qui sera remplacée par un emprisonnement d'un an en cas d'inexécution. Ils étaient poursuivis pour avoir commis au total une vingtaine d'escroqueries ou tentatives d'escroquerie, en 2019, dans la région de Jodoigne et d'Hannut. Le procédé était assez particulier. Ils abordaient des personnes en expliquant avoir un besoin urgent d'argent cash, inventant des prétextes qui font que peu de personnes pouvaient refuser: un enfant malade qui doit consulter un médecin en urgence, un chien empoisonné à emmener tout de suite chez un vétérinaire, une carte bancaire avalée par le distributeur, un médicament à acheter dans une pharmacie du village, un sac à main volé...

Les prévenus affirmaient rembourser dans l'instant ceux qui leur venaient en aide, via une application bancaire sur smartphone. Ils montraient l'opération consistant verser l'argent correspondant au prêt, tout de suite, de leur compte à celui des victimes. Sauf qu'il s'agissait d'une version "démo" et que le paiement n'était pas effectif.

Les personnes escroquées ne revoyaient donc pas leur argent et ces sommes, allant généralement de 60 à 200 euros, étaient utilisées pour acheter de la cocaïne.

Le sursis partiel octroyé à J.D., qui est en situation de récidive, est probatoire: pour en bénéficier, il devra désormais s'abstenir de toute consommation de stupéfiants, et se prêter à un suivi médicopsychologique.