Un chasseur peut intervenir à la demande de la police


LIEGE Régulièrement, les sangliers reviennent au centre des conversations à Flémalle… Et pour cause, ils sortent des bois et s’aventurent dans les quartiers à la recherche de nourriture. Ce qui, selon la bourgmestre, Isabelle Simonis, pose “des problèmes importants de sécurité pour la population”!

Les sangliers surpeuplent les bois communaux et ce, malgré le droit de chasse qui a été accordé à un chasseur en novembre dernier et les battues qui sont organisées… Comme toujours, c’est à Ivoz-Ramet qu’ils s’introduisent dans des propriétés privées. Des sangliers ont également été aperçus sur le plateau des Trixhes.

Aussi, face à la recrudescence des dégâts qu’ils occasionnent chez des particuliers ou sur le domaine public, la bourgmestre de Flémalle a été contrainte de prendre un arrêté visant à éliminer ces animaux jugés particulièrement nuisibles. Sachant qu’ils circulent non loin des habitations, il en va, estime-t-elle, de la sécurité des citoyens!

Cet arrêté donne l’autorisation à un chasseur d’éliminer un maximum de sangliers. Une mesure qui a été prise avec l’accord et l’aval de la Division Nature et Forêt (DNF) de la Région wallonne. “Tout riverain qui constate la présence de sangliers aux abords ou sur sa propriété peut appeler la police, qui enverra sur place un chasseur habilité à tirer, y compris en dehors des bois communaux”, a expliqué la bourgmestre.

Du côté des Intérêts Communaux (IC), Yves Moulin s’est inquiété de l’intervention d’un chasseur dans une zone habitée…“C’est le chasseur qui décide d’abattre, ou non, selon des critères de sécurité. C’est la seule manière qu’on a pour enrayer cette situation vraiment problématique”, a répondu Isabelle Simonis.

© La Dernière Heure 2012