Derrière toutes ces inondations, se cachent des familles qui, en quelques minutes, ont tout perdu ou presque. La région verviétoise a été l’une des plus touchées. C’est le cas de Chloé Vyncke, une jeune habitante de Verviers. La maison où elle habitait depuis 15 jours n’est plus qu’un petit amas de briques. Tout ce qui lui reste, c’est… son petit ami Antoni, avec qui elle vivait, et son téléphone portable. Rien de plus. "Tout est parti, nous n’avons rien pu sauver. Tout ce qu’il reste de la maison, c’est un petit muret avec du carrelage. Nous avons retrouvé des briques plus loin dans la rue, emportées par le courant. Nos premiers souvenirs ont été emportés par les flots", explique celle qui est à la recherche d’un emploi.

"Nous avions décidé d’emménager pour construire une vie, trouver un travail. Même ça, c’est perdu. Le pire, c’est que nous n’avions pas encore eu le temps d’entreprendre les démarches nécessaires auprès des assurances. Nous espérons que nous pourrons tout de même être indemnisés", poursuit la jeune fille de 22 ans.

Ce véritable cauchemar a commencé mercredi. "Nous étions surpris de voir l’eau monter aussi vite mais nous ne pensions jamais qu’elle arriverait à notre niveau. Jeudi matin, nous avions encore l’espoir qu’elle ne sorte pas de son lit. En début d’après-midi, nous nous sommes réfugiés chez des voisins qui habitent au deuxième étage. À 14 heures, les escaliers commençaient à tomber et, en peu de temps, la maison était arrachée."

Actuellement, le jeune couple est abrité en sécurité à Spa et a dû rapidement aller acheter quelques vêtements. "Nous sommes sur les hauteurs, chez une collègue de notre ancienne voisine."

Malgré la situation, les deux jeunes ont tout donné pour sauver d’autres personnes autour de leur désormais ancien domicile. "Mon copain a risqué sa vie à deux reprises. Nous avons aussi sauvé une autre voisine en donnant des coups de pied et d’extincteur à sa porte. Malheureusement, nous n’avons aucune nouvelle de deux personnes âgées qui habitaient à côté."