Depuis le début du mois, il n’était pas sûr d’aller boire un verre dans le Carré liégeois ou du moins de quitter le lieu festif, seul aux petites heures du matin.

En cause une bande de jeunes gens qui écumaient les alentours du Carré à la recherche de proies faciles. Une fois celles-ci repérées, les jeunes gens se ruaient sur elles pour l’attraper, la frapper, l’emmener dans une voiture et repartir avec elle.

Les victimes étaient alors de nouveau frappées avant d’être délestées de leur argent, cartes bancaires et autres GSM. Une fois chose faite, les personnes agressées étaient abandonnées sur le bord de la route, parfois en pleine campagne.

Puis dans les heures qui ont suivi ces agressions, des retraits ont été effectués avec les cartes bancaires, parfois via le mode de paiement sans contact, parfois avec le code secret qui avait été extorqué à coups de poing et pied… Au total, les forces de l’ordre ont ainsi recensé une bonne demi-douzaine de faits !

Plusieurs plaintes ont évidemment été déposées, la police de Liège se chargeant des premières investigations. Il s’est ainsi avéré que ces agresseurs se déplaçaient entre autres à bord d’une VW Polo noire. Une piste intéressante qui a mené les enquêteurs jusqu’à plusieurs suspects domiciliés à Seraing et Grâce Hollogne. Puis dans la nuit de jeudi à vendredi, le véhicule a été repéré par des équipes de la police fédérale et de la police de Liège.

Et du coup, peu après 2 h du matin, au moment de l’interception, les occupants de la Polo noire ne se sont pas laissé faire, le véhicule démarrant en trombe. Une course-poursuite s’est alors engagée, se soldant par une collision, rue Morchamps, à Seraing.

Quatre occupants sont ensuite sortis de la voiture pour tenter leur chance à pieds. Trois d’entre eux, deux majeurs et un mineur d’âge, ont été interpellés, le quatrième parvenant à s’évanouir dans la nuit. Les trois jeunes hommes ont été privés de liberté et déférés au parquet ce vendredi.

Reste maintenant à cueillir le fuyard et à établir si les suspects interpellés sont les seuls agresseurs en cause. L’hypothèse d’une bande multiple opérant de la même manière avec la même voiture n’est, en effet, pas écartée.