Liège Le mouvement communiste Rupture&Renouveau et des Gilets jaunes…

Ils n’étaient pas très nombreux…. mais peu importe le monde, ce qui compte, c’est le message.

Ce mardi en fin de journée, quelques dizaines de militants issus de divers mouvements se sont rassemblés devant le siège de Nethys, situé rue Louvrex à Liège. L’objectif était clair : exprimer leur dégoût face à l’attitude des dirigeants de cet organe public.

C’est le mouvement communiste Rupture&Renouveau qui avait battu le rappel depuis quelques jours, via les réseaux notamment. "Ce que nous souhaitons ici, c’est vraiment protester contre ces agissements scandaleux des managers de chez Nethys et les mystifications également. Car il n’y a pas eu une erreur de système, ce qui s’est passé révèle l’état actuel de ce dossier", explique Adrien, Liégeois et représentant de Rupture&Renouveau.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? "Ces indemnités de près de 19 millions d’euros qu’ont touchés les dirigeants de Nethys", poursuit Adrien. "Il n’y a pas que cela bien sûr mais c’est une accumulation d’événements que nous ne pouvions tolérer".

Symbolique et pacifique

Ce mardi soir, ils étaient donc quelques dizaines à manifester, "de manière tout à fait pacifique et symbolique". L’appel a la mobilisation, qui s’est fait dans les règles (avec autorisation des forces de l’ordre), a rapidement trouvé un écho parmi des sympathisants du mouvement Demain, qui avaient fait le déplacement. Tout comme les Gilets jaunes liégeois…

Précisément, le mouvement Rupture&Renouveau se définit comme "un jeune groupe communiste, fondé en mai 2019 suite à l’émergence de différents mouvements sociaux, dont les Gilets jaunes". Sa finalité : "l’éveil des travailleurs pour instaurer une société nouvelle et plus harmonieuse". Un groupe qui dit ne pas se reconnaître actuellement dans un parti communiste vieillissant ni dans le PTB. "Nous avons mis du temps à nous structurer", poursuit Adrien, "mais désormais nous sommes un mouvement politique à part entière et nous avons des sections dans le Hainaut, à Charleroi, Mons, La Louvière...". Un mouvement qu’il faut s’attendre à revoir doit-on comprendre.