Il y a quelques jours dans son interview de rentrée chez nos collègues de Sudpresse, Luc Gillard, le député-président de la Province de Liège annonçait la suppression à venir de 370 postes de travail par le non-remplacement des départs dits "naturels".

Apprenant la chose, le sang de Rafik Rassaa, chef de groupe PTB, n’a fait qu’un tour : "Luc Gillard, député-président et Katty Firquet, députée provinciale en charge du Budget, ont menti ! Il y a un an, ils répétaient en chœur qu’ils ne toucheront pas au personnel provincial, qu’il n’y aura pas de bain de sang social à la Province. Cet engagement est parti en fumée avec l’annonce de la suppression d’un peu plus de 10 % du cadre de personnel, cadre constitué aujourd’hui de 3 300 agents provinciaux".

Déjà une réduction

Pour le PTB, cette "saignée" dans le cadre du personnel est inacceptable ! "Cent agents contractuels ne seront pas renouvelés et 270 retraités ne seront pas remplacés. Luc Gillard ose encore dire qu’il a préservé la Province d’un bain de sang social parce qu’il n’y aura pas de licenciements secs. Comment ose-t-il ? Que dira-t-il à la centaine de familles qui va se retrouver sans emploi demain ? Que dira-t-il aux agents qui restent, qui voient leurs collègues expérimentés partir et qui comprennent qu’ils subiront une hausse de leurs charges de travail. Enfin, que dira-t-il aux Liégeois et Liégeoises qui perdront, demain, des services publics abîmés par cette restructuration sans précédent ?"

À ce titre, le Parti des Travailleurs de Belgique rappelle que le budget précédent a déjà vu une réduction des frais de fonctionnement pour l’ensemble des services et départements de la Province de l’ordre de 15 %. "Quant aux subsides aux associations et institutions culturelles, éducatives et sportives, ils ont également déjà subi une réduction de 1,3 million d’euros".

"Bref, continue Rafik Rassaa, le budget 2022 sera sans doute synonyme d’une nouvelle saignée dans les dépenses de personnel comme dans les subsides, essentiels pour nombre d’ASBL. Le PTB entend mobiliser les Liégeois et les Liégeoises pour le maintien du personnel provincial comme pour le maintien des services publics provinciaux."

Pour le PTB, la réforme des zones de secours, "imposée par les mêmes partis à la Région", doit absolument être renégociée. "C’était encore l’engagement de Pierre-Yves Dermagne en 2018 (alors ministre wallon) avant qu’il ne devienne ministre fédéral. Il est urgent et nécessaire que le mécanisme de financement initialement prévu par la loi (NdlR : 50 % pour le fédéral, 50 % pour les pouvoirs locaux) soit mis en œuvre. L’asphyxie financière de l’institution, avec les 45 millions supplémentaires imposés à l’horizon 2024, est dramatique pour l’emploi comme pour la qualité du service public rendu par la Province", conclut le conseiller provincial PTB.