Ndombé 35 ans, a écopé de trois ans de prison ferme pour avoir falsifié des factures, s’être fait indûment verser des sommes sur son compte et avoir utilisé les comptes de tiers pour se faire verser de l’argent.

Sept autres prévenus qui ont prêté leurs comptes ont écopé de peines de travail allant jusqu’à 200 heures ou, pour certains, un an de prison.

Le 20 janvier 2015, le directeur du département comptable d’une société a déposé plainte pour escroquerie. Il a expliqué que son service avait acquitté trois factures pour un montant de 35 912, 89 euros le 14 décembre 2014. Deux des factures mentionnaient un numéro de compte tandis que la troisième mentionnait un autre numéro. Les trois fractures ont été honorées sur le premier compte. Le 15 janvier 2015, la banque a informé la société que les paiements avaient été effectués sur un compte frauduleux. Il est apparu que le titulaire de ce compte était en réalité Ndombé.

Les factures avaient été falsifiées. Certains des autres suspects l’ont dénoncé comme étant la personne qui les a sollicités pour utiliser leurs comptes. Ils lui ont ensuite remis l’argent et ont reçu une commission.

"Il s’agit en réalité d’une technique fréquemment utilisée dans ce type d’escroquerie et qui consiste à ce que les sommes détournées soient rapidement transférées vers plusieurs autres comptes bancaires afin de faire circuler le numéraire litigieux et de tenter d’en masquer l’origine illicite", précise le tribunal. "L’auteur de l’escroquerie récupère immédiatement les montants détournés en liquide auprès des intermédiaires et ce moyennant une commission substantielle", poursuit le juge.

Les autres prévenus ont permis d’utiliser leurs comptes. Selon le tribunal, ils sont complices malgré le fait que certains ont prétendu ne pas connaître la provenance illicite.