Quatre personnes en civil, circulent dans les rues de Liège et traquent les pickpockets

LIÈGE C’était LE grand sujet de conversation ce week-end à Liège, le bourgmestre Willy Demeyer a perdu son GSM, et pas n’importe comment ! C’est en effet en sortant de l’hôtel de ville que celui-ci est tombé sur deux personnes ayant feint de lui demander un logement. Mais ils n’étaient là que pour lui voler son GSM… Après avoir récupéré, ce dernier, le bourgmestre a donc tenu à réagir (lire ci-contre). Car si la problématique est bien prise en compte par la police de Liège, “ce n’est pas seulement parce que le bourgmestre se fait voler son GSM” , dit-il.

La prévention et la répression, c’est de cette manière que la police liégeoise a balisé la problématique des pickpockets. “En prévention, nous travaillons sur deux fronts” , explique Daniel Renwa, commissaire et directeur du plan zonal. “Nous exposons notamment des affiches pour rappeler les normes” . Celles-ci sont placées dans les lieux publics ciblés, là où les pickpockets sont plus susceptibles d’agir. “Ce qui les intéresse en effet, ce n’est pas un profil” , poursuit le commissaire, mais ce serait plutôt un moment; “ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on est plus attentif à ses affaires” … que du contraire.

La Batte, la foire de Liège ou le marché de Noël qui doit ouvrir prochainement sont autant d’endroits très prisés par ces voleurs. C’est logiquement ici que la seconde action préventive est aussi réalisée, avec la distribution de folders, “nous interpellons directement les personnes pour qu’elles soient attentives” .

Mais on ne maîtrise pas tous les vols à la tire par l’unique prévention bien sûr. C’est ici que le commissaire Caral intervient, en tant que directeur de la task force zonale : “nous avons des équipes qui s’occupent exclusivement des nuisances urbaines” . Parmi celles-ci, les vols à la tire.

À Liège, ils sont 4 agents à œuvrer quotidiennement… et s’ils ne sont pas en permanence affectés à cette surveillance des voleurs leur rôle est d’y être attentifs, partout où ils vont.

“En fait, nos hommes sont formés par ce qu’on appelle les trekkers, des collègues bruxellois qui ne font que ça” . Et comme ces trekkers , les Liégeois circulent en civil. Comment font-ils ? “Ils détectent les endroits propices comme les arrêts de bus, les fortes concentrations” . Et ils observent les comportements. “Il y a plusieurs techniques que nous connaissons bien, à chaque fois, le voleur tente de cacher sa main qui travaille. Il y a aussi la technique du danseur. Dans des milieux festifs, cela consiste à coller amicalement la personne pour lui voler ses effets personnels” .

Chaque semaine, ils investissent la Batte. En août, ces spécialistes ont démantelé un réseau de voleurs de cartes bancaires…



© La Dernière Heure 2012