Liège Deux enseignants allaient perdre leur place ; une solution transitoire est trouvée

Panique à l’Athénée Royal d’Esneux en ce début d’année 2019 : dans le cadre de la réforme des titres et fonctions de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, la direction de l’établissement a en effet été informée que deux enseignants ne remplissaient pas les conditions pour assurer leur fonction. En cause, l’inadéquation entre les titres requis et lesdites fonctions exercées.

En quelques jours, la mobilisation fut toutefois importante, le risque étant que plusieurs élèves se retrouvent sans enseignants… jusqu’à la fin de l’année scolaire.

On le sait en effet, la pénurie de professeurs est une réalité qui ne faiblit pas et le "secteur" de l’immersion n’est pas épargné. Que du contraire. Une solution transitoire a finalement pu être trouvée, les cours seront assurés jusqu’en juin 2019.

Concrètement, un comité de soutien s’est rapidement créé au sein de l’Athénée et la direction a quant à elle adressé une demande à la ministre. Résultat : "une solution transitoire est donc trouvée, pour que les enseignants puissent faire le pont jusqu’au nouveau décret", nous explique Brigitte Lincé, préfète à l’Athénée Royal. Un décret qui doit permettre d’embaucher les enseignants sous la fonction d’assistant pédagogique.

Il n’en reste pas moins que cet exemple met en lumière le besoin criant d’enseignants et plus particulièrement en immersion, une filière qui compte 150 établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles.

À Esneux, 10 % des élèves suivent cette filière en anglais. "Et plus encore que pour le néerlandais, le remplacement s’avère compliqué", observe la préfète. Outre le titre requis en effet, le décret impose que l’enseignant soit, si ce n’est "native speaker", d’un niveau de maîtrise de la langue au moins identique. Un remplacement en cours d’année s’avère souvent mission impossible.

Pour la députée PS Christie Morreale, également conseillère à Esneux, "cette situation démontre aussi qu’il est nécessaire de trouver des pistes pour remédier à cette pénurie". Parmi ces pistes, l’élue évoque le tutorat "ou l’échange de professeurs via les accords de coopération".