Il y a quelques jours, nous avons fait état de la pétition rédigée par des riverains d’Ougrée où ces derniers font état d’un manque de présence de la police locale dans leur quartier.

Face à cette pétition , le Bourgmestre sérésien, Francis Bekaert et le Chef de corps de la police locale de Seraing/Neupré, Yves Hendrix ont tenu à apporter quelques précisions. Ils rappellent notamment que de nombreuses mesures ont été installées dans l’intérêt et la sécurité de la population.

"Il est en effet nécessaire de rappeler que les territoires de la Ville de Seraing et de la commune de Neupré font pas moins de 66 km2 (35 km2 pour Seraing et 31 km2 pour Neupré) et que le territoire sérésien compte, à lui seul, 315 km de voiries communales et 64,7 km de routes régionales. La police locale ne peut décemment pas être présente partout et en même temps" , expliquent-ils dans un communiqué. "Il se peut également que les riverains ne constatent pas toujours la présence de policiers alors que ceux-ci se trouvent pourtant dans leur quartier ou dans les alentours."

Le Bourgmestre et le Chef de corps tiennent également à rappeler que de nombreuses mesures ont été installées pour préserver la sécurité et le bien-être des citoyens et de citer :

* présence policière 24h/24, toute l’année, de quatre équipes pour répondre aux appels urgents ;

* accueil permanent 24h/24 heures, toute l’année, au départ de l’Hôtel de police ;

* gestion permanente 24h/24 heures, toute l’année, de 49 caméras publiques installées sur le territoire de Seraing ;

* mise en place de « hots spots ». Il s’agit de points d’attention et de passage déterminés de manière mensuelle sur base de critères précis. Ce travail est réalisé par une analyste criminelle au départ d’un logiciel afin de pouvoir mieux orienter les patrouilles. Il intègre les demandes de l’autorité communale dans le filtre. Il est ainsi permis, par exemple, de savoir qu’il y a eu cinq patrouilles orientées sur le square Zenica, la semaine du 7 au 13 septembre 2020 ;

* les patrouilles VTT organisées, en semaine et en journée, du mois d’avril à la fin du mois d’octobre. Pour améliorer la visibilité deux VTT électriques ont été acquis ;

* acquisition d’une moto « tout-terrain », plus légère et maniable, qui a pour objectif d’assurer plus facilement les éventuelles poursuites mais surtout d’assurer davantage de visibilité dans les quartiers;

* les patrouilles journalières du service canin composée de six fonctionnaires de police ;

* les patrouilles journalières des motocyclistes du lundi au dimanche entre 7h00 et 22h00 ;

* une équipe de douze collaborateurs surveillent le territoire pour les véhicules non immatriculés : deux collaborateurs gèrent de manière spécialisée ces véhicules abandonnés ; une procédure est déterminée avec un dépanneur qui enlève les voitures passé un délais de 15 jours (il est apposé une étiquette blanche sur le véhicule afin d’attirer l’attention du propriétaire et de lui permettre de prendre les mesures nécessaires en temps et en heure) ;

* une équipe de trois collaborateurs (à termes cinq) gère les dépôts d’immondices de manière spécialisée ;

* une équipe de quatre collaborateurs gère le phénomène des produits stupéfiants de manière spécialisée ;

* une équipe de six collaborateurs gère le phénomène des vols de manière spécialisée ;

* chaque fin de semaine (du vendredi au dimanche) diverses opérations sont menées sur le territoire ;

* présence de 40 inspecteurs des quartiers pour 75.000 habitants (la norme est de 1 inspecteur de quartier pour 4000 habitants ; la norme idéale est d’un inspecteur de quartier pour 2.000 habitants) ;

* constitution d’un partenariat local de prévention pour les indépendants ; il existe également deux partenariats locaux de prévention avec les habitants. 

Notons également que d’ici la fin de l’année, il sera à nouveau permis d’utiliser les drones (suite à la modification de la législation européenne) et que la police locale en compte six.