Cela va bientôt faire un mois que les employé·es de la société d’assurance liégeoise Intégrale se battent pour sauver leur emploi. Un mois qu’ils essaient d’avoir des informations claires et précises autrement que par la bande.

"Nous avons donc mené deux actions physiques dans les conditions complexes que nous connaisson", rappelle Raymond Vrijdaghs, permanent CNE "La première au pied des locaux de l’entreprise et la seconde à l’entrée du siège de l’actionnaire majoritaire Nethys. Nous avons par ailleurs informé le personnel très régulièrement et mené une action via les outils informatiques au vu de la situation sanitaire et des décisions du gouvernement".

Alors que ce sont elles et eux qui au quotidien gèrent les dossiers des près de 200.000 personnes ayant leur fonds de pension chez Intégrale, les travailleuses et travailleurs apprécient moyennement les dernières évolutions d’une saga dont au final elles et ils risquent d’être les principales victimes.

"De zéro candidat à la reprise et d’une liquidation, synonyme d’une vente par appartements, présentée comme inéluctable on passe aujourd’hui à quatre potentiels acquéreurs et un actionnaire qui a fait un virage à 180° et se dit maintenant ouvert à examiner les différentes offres » constate Geoffrey Broux, permanent SETCa « Ce revirement est comme par hasard survenu après nos actions et sorties dans les médias… Mais nous attendons toujours de pouvoir rencontrer des représentants de Nethys pour connaître leurs intentions. Comme nous sommes demandeur de rencontrer les différents candidats repreneurs pour les mêmes raisons".

Bref, après un mois d’actions, le personnel d’Intégrale tient à être clair par la voix de ses reprsentants: "si Nethys ne vient pas à eux, c’est lui qui ira vers Nethys dans les tous prochains jours".