Polémique au sein de la zone de police de Beyne-Heusay, Fléron et Soumagne... Le chef de corps de la zone s'exprimait en effet ce mercredi dans la presse, expliquant que les courses-poursuites n'étaient plus autorisées sur ladite zone. En cause : le risque (financier notamment) lié aux accidents.
Il n'en fallait pas plus pour faire dire à certains que tout était désormais permis dans ces trois communes. Sur le terrain, les autorités nuancent néanmoins. Pour Didier Henrottin, président du collège de police et bourgmestre de Beyne-Heusay, les courses-poursuites restent bel et bien d'actualité... sous certaines conditions.
"Il faut en effet que le véhicule soit adapté et que les circonstances le justifient mais si ces conditions sont remplies, les courses poursuites restent évidemment une possibilité pour les agents", explique le président du collège.
Dans un courrier commun, Didier Henrottin, Thierry Ancion et Benjamin Houet, respectivement bourgmestres de Beyne, de Fléron et de Soumagne, précisent par ailleurs "ne pas avoir été consultés ni informés" quant à cette directive. Ils ne cautionnent dès lors pas cet ordre et tiennent à le faire savoir : "il est en effet inconcevable qu'un sentiment d'impunité existe; aux yeux des bourgmestres, les policiers doivent évidemment continuer à faire régner l'ordre et protéger les citoyens de toutes les manières possibles. En ce compris des poursuites en véhicule".
Ce dossier sera mis à l'ordre du jour du prochain collège de police... quant à la polémique soulevée par le chef de zone, Didier Henrottin assure avoir eu un échange ce mercredi avec l'intéressé : "Nous avons discuté et il le reconnaît lui-même, l'annonce manquait simplement de nuance".