Liège

Devant le tribunal correctionnel de Liège, Jacques Peleeheid risquait la perpétuité pour avoir commis le meurtre de son épouse par administration de substances qui peuvent causer la mort. Un assassinat selon le code pénal, un acte d’amour selon le mari de Charlotte, de 21 ans son aînée.

"Charlotte souffrait énormément. Je l’ai toujours aimée. Elle n’en pouvait plus et m’a demandé plusieurs fois de faire ce qui fallait pour en finir. Elle me disait : ‘Chou, donne-moi des cachets .’ Elle en a parlé devant plusieurs témoins et à notre médecin traitant",affirmait Jacques des larmes dans les yeux devant ses juges. Et le 9 octobre 2009, c’est le drame. Charlotte Thonon, 86 ans, était décédée après avoir ingurgité un cocktail détonnant à base de somnifère et de morphine. Et, lorsqu'il a été interrogé, Jacques a admis être à l'origine de la mort de Charlotte, tout en expliquant qu’il avait agi à la demande de cette dernière.

Charlotte souffrait d’une polyarthrose diffuse qui lui occasionnait d’importantes souffrances. Elle ne pouvait accéder à une procédure d’euthanasie mais avait émis le souhait, auprès de nombreuses personnes, de mourir afin de ne plus souffrir. Pour son mari, il s’agissait donc d’un suicide assisté.

Au final, le tribunal l'a condamné, ce vendredi, à 5 ans de prison mais a assorti cette peine d'un sursis total. Jacques, aujourd'hui âgé de 73 ans, n'ira donc pas en prison.