Patricia, âgée de 70 ans, vit dans le quartier du quai Van Beneden depuis près de 10 ans. Un quartier qu’elle apprécie, en raison de sa localisation en bord de Meuse, notamment, mais où elle se sent désormais de moins en moins en sécurité… Et ce, à la suite de deux événements dont a été victime son compagnon.

Il y a quelques semaines, son compagnon circulait à pied sur le quai Van Beneden, sur le trottoir côté Meuse, lorsqu’il a été interpellé par un individu. " Il lui a fait des signes l’incitant à regarder vers les arbres puis il s’est approché avec un mouchoir pour essuyer sa veste, tout en le touchant près des poches. Un autre individu observait. Mon compagnon a réussi à se dégager et a poursuivi sa route. Il a alors été suivi jusqu’à la porte de l’immeuble où l’individu lui a dit qu’il avait l’air fort et l’a soulevé, à nouveau en mettant les mains près des poches. Mon compagnon a compris le manège, s’est à nouveau dégagé et est rentré ", explique Patricia.

Puis, nouvelle scène en ce début de semaine, toujours en pleine rue, quai Van Beneden. "Cette fois, nous étions tous les deux. Deux jeunes hommes se sont approchés de nous en rigolant. Je pensais au début qu’ils se moquaient de nous mais celui face à mon compagnon l’a attrapé par le cou, un peu comme on pourrait le faire avec un copain. Mon compagnon l’a repoussé avec le coude et c’est alors que l’individu lui a donné un coup dans la poitrine, toujours en le tenant au niveau du cou. Ils sont ensuite partis en courant ", raconte Patricia.

Un peu plus tard, ils constateront qu’il avait arraché la chaîne en or, à laquelle pendait une croix, que monsieur portait au cou… Patricia n’en démord pas : pour elle, il s’agit clairement de techniques visant à détourner l’attention des victimes afin de les voler !

" Deux fois sur la même personne, au même endroit, en pleine journée, et sur six semaines, c’est lourd !" clame-t-elle. "Sans doute visent-ils les personnes plus âgées, qu’ils estiment plus vulnérables ", ajoute-t-elle, pointant du doigt un va-et-vient incessant lié à des trafics de produits stupéfiants dans les environs de la passerelle Saucy…

" C’est bien connu, sur le Ravel, en contrebas de la passerelle, il y a sans arrêt des dealers. À la longue, on les reconnaît à leurs attitudes. Quelle belle image pour les touristes qui embarquent quai Van Beneden à bord de la navette fluviale ou de bateaux de croisière ! Eux aussi, ils pourraient se faire agresser."

Une plainte a été déposée à la police et un courrier a été adressé au bourgmestre de Liège. "Il m’a répondu qu’il partage mon inquiétude et qu’il allait communiquer l’information au chef de la police."

À travers ce témoignage, Patricia entend non seulement inciter les citoyens à redoubler de prudence lorsqu’ils circulent à cet endroit mais souhaite également que les contrôles policiers soient renforcés dans cette zone.