Si des actes de procédures sont bien menés ce mardi dans le cadre du dossier Nethys, Jean-Claude Marcourt, l'actuel président du parlement wallon, ne devrait pas être entendu par la justice, selon son porte-parole. Dans l'entourage du socialiste, on confirme en effet la tenue d'un "acte de procédure consistant à lever les scellés sur les pièces saisies à la suite de la perquisition du 5 février" mais sans qu'aucune audition ne soit prévue.

Des perquisitions avaient eu lieu au Parlement wallon à Namur et à son domicile liégeois. Pour rappel, certains anciens administrateurs et directeurs de Nethys avaient évoqué lors de leurs auditions par les enquêteurs les “mains invisibles” qui auraient validé le versement de plantureuses indemnités de rétention (plusieurs millions d’euros) à Stéphane Moreau et consorts.
Jean-Claude Marcourt est toujours président de la coupole qui chapeaute les trois fédérations socialistes de la province de Liège. Il a œuvré un peu moins de quinze ans comme ministre wallon de l’économie. Son rôle dans le “laisser faire” de l’affaire Nethys a souvent été pointé du doigt. Les enquêteurs doivent déterminer s’il a joué un rôle plus actif dans certaines décisions prises.
Homme fort du PS à Liège Jean-Claude Marcourt a toujours été très avare de commentaires dans cette affaire. Par le passé il a souvent pris la défense de Stéphane Moreau avant de s’imposer quasi-silence radio au fur et à mesure des révélations concernant cette affaire qui empoisonne la vie politique wallonne depuis fin 2016.