Steve Bakelmans peut-il échapper à une condamnation à la prison à perpétuité ? Le quadragénaire, en aveux du meurtre de Julie Van Espen mais toujours présumé innocent aux yeux de la loi, devrait être fixé sur son sort mardi prochain.

Pendant les sept prochains jours, la cour d’assises d’Anvers tâchera en effet de comprendre précisément ce qu’il s’est passé ce funeste 4 mai 2019. Ce jour-là, la jeune étudiante de 23 ans, domiciliée à Schilde, devait se rendre à Anvers en empruntant la piste cyclable longeant le canal Albert. Elle avait rendez-vous avec des amies mais n’arrivera jamais à destination. Son corps sans vie sera repêché dans le canal, à Merksem, le lendemain tandis que ses vêtements ensanglantés ainsi que le panier de son vélo étaient retrouvés le même jour à proximité.

Sur son trajet, elle aura eu le malheur de croiser la route de Steve Bakelmans, un prédateur sexuel déjà condamné à plusieurs reprises pour viol mais pourtant libéré sous conditions en attendant un nouveau procès en appel.

Interpellé deux jours après la disparition de Julie, Steve Bakelmans, confondu par les vidéos de caméras de surveillance dans lesquelles on le voit porter le panier de vélo de Julie, avouera rapidement les faits. Il indiquera froidement qu’il avait agressé la jeune femme dans l’intention de la violer mais qu’il l’avait finalement tuée parce qu’elle se débattait.

Ce lundi, la cour a accepté la requête des parties civiles qui demandaient un procès à huis clos pour "préserver la vie privée et l’intégrité de la victime et de ses proches", avait déclaré l’avocat des parties civiles.

La cour avait reconnu que la vie privée de la victime serait évoquée tout en rappelant que le fait que les procès soient publics est une garantie fondamentale de l’État de droit. "Dans la mise en balance des deux, la protection de la vie privée prime sur le caractère public du procès", a estimé la cour d’assises d’Anvers.