Ce vendredi, la chambre du conseil de Liège a confirmé le mandat d’arrêt à charge d’un détenu âgé de 33 ans et qui est soupçonné d’avoir tenté d’étrangler son compagnon de cellule dans l’aile psychiatrique de la prison de Lantin. 

Pour rappel, le 15 août dernier, des agents pénitentiaires ont été alertés par du bruit qui provenait d’une cellule de l’aile psychiatrique. Lorsque les gardiens sont entrés, ils ont découvert que le détenu de 33 ans tenait son codétenu par la gorge. La victime portait des traces de strangulation. La victime a expliqué qu’elle ignorait pour quelle raison l’autre protagoniste l’avait attrapé par derrière et l’avait étranglé après lui avoir porté des coups. Le parquet estime que le prévenu aurait commis une tentative de meurtre. Mais la question de la responsabilité de l’intéressé se pose.

Au départ, l’homme était en observation au civil, au Petit Bourgogne de Liège. Il a été relâché et s’est retrouvé à la rue. A la suite d’un simple problème de roulage, en mai dernier, il aurait porté des coups à une personne et s’est retrouvé incarcéré à Lantin. Rapidement, il est apparu que l’homme présentait des troubles du comportement. Le juge d’instruction a demandé à ce qu’une expertise psychiatrique soit ordonnée. 

 Me Jean-Louis Gilissen, à la défense du suspect ne s’est pas opposé à cette mesure. On ignore ce qui n’a pas fonctionné, alors qu’un rendez-vous était prévu chez l’expert, mais plus de trois mois plus tard, l’homme n’a toujours pas pu être expertisé et surtout s’est retrouvé dans une cellule en compagnie d’un autre homme alors que l’on n’est toujours pas fixé sur sa dangerosité ! D’autant que sans cette expertise, rien n’indique que sa prise en charge thérapeutique est adaptée à son cas… 

 L’homme aurait nié toute intention homicide et déclare avoir saisi son codétenu à la gorge pour l’empêcher de lui rendre les coups qu’il avait lui-même porté précédemment. Une procédure disciplinaire est souhaitée au niveau de la prison, mais la question de la responsabilité est également primordiale avant d’évoquer une quelconque sanction.