Chaudfontaine Et ce au sein du petit musée ArtHouse sis dans l’ensemble SourceOrama.

Un petit musée qui n’a rien à envier aux grands" : c’est ainsi que se définit lui-même ArtHouse, soit une petite structure muséale créée en 2018 au sein de l’ensemble SourceOrama. On se situe ici à Chaudfontaine.

Comme rappelé par Véronique Billet qui assure la direction du site, la cité de l’eau a d’autres atouts. À commencer donc par le fait d’être aussi "une ville d’art".

Et ce pas uniquement en raison de l’intérêt porté à ce domaine par les deux anciens bourgmestres de l’entité dont l’empêché Daniel Bacquelaine. À cet égard, l’ouverture à l’été 2018 et à la veille des dernières élections d’ArtHouse a été importante. Lequel parcours muséal a donc été intégré dans un ensemble.

Grande variété d’œuvres

Et si WaterHouse est vue comme "un parcours sur les enjeux de l’eau avec des attractions à la fois scientifiques et ludiques", ArtHouse est son pendant artistique. Ayant déjà accueilli 5 000 visiteurs, essentiellement scolaires, depuis son ouverture, il a été conçu comme "un parcours évolutif sur l’histoire de l’art moderne".

Et ce ainsi qu’expliqué ce jeudi par Jean-Christophe Hubert, lequel est connu sur la place liégeoise tant pour l’organisation d’expositions que pour s’être lancé récemment dans la gastronomie via la société Millésime Chocolat. Celui-ci met en avant la grande variété des œuvres exposées à Chaudfontaine, au nombre de 150 au total.

Ces dernières sont présentées par ordre chronologique et sont censées couvrir différentes périodes. Et ce des impressionnistes jusqu’au pop art en passant par les surréalistes, les tenants de l’art abstrait, ceux que Jean-Christophe Hubert appelle "les inclassables" ou le mouvement Cobra.

Au rayon des artistes exposés, on peut notamment mentionner Picasso, Magritte, Miro, Toulouse-Lautrec mais aussi Folon, Matisse, Warhol, sans oublier Chagall, Degas, Kandinsky, Vasarely, etc. "Il ne s’agit pas d’œuvres majeures mais elles sont voulues représentatives des différents courants artistiques", souligne-t-il.

Une autre spécificité de cet endroit déroutant et relativement peu connu des Liégeois est de s’adresser prioritairement aux enfants et aux familles. "Il existe une réelle demande du public scolaire pour ce type d’expositions", affirme Jean-Christophe Hubert tandis que Véronique Billet vante "une destination familiale".

L’arrivée ce jeudi de deux œuvres originales dues à l’artiste britannique engagé Banksy, star du street art et classé en 2010 par le "Time" parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde, est vue comme un petit événement. Prêtées par un collectionneur privé qui serait l’homme d’affaires liégeois François Fornieri et consistant en une photo de lui avec un sac en papier sur la tête ainsi qu’en un pochoir tagué sur carton anti-Bush, clôtureront le parcours de l’exposition. Laquelle sera à voir du 13 décembre au 13 avril.

Bruno Boutsen