André Lhoest, 57 ans, encourt une peine de vingt-quatre mois de prison avec sursis probatoire devant la cour d’appel de Liège comme l’indiquent nos confrère de Sudpresse pour avoir commis un fort-chabrol à Wanze. 

Pour rappel, le 9 août 2017, en pleine journée, l’intéressé s’est rendu devant le domicile de son ex-compagnon et y a ouvert le feu avec un fusil de chasse. Lors de ce tir, il a mortellement blessé Kenza, le chien de son ex-compagnon. Il est ensuite rentré chez lui et a également tué son propre-chien. Il est ensuite retourné dans un bâtiment et est passé par un couloir également occupé par deux sociétés avant de se rendre dans le grenier de l’immeuble situé chaussée de Tirlemont à Wanze. A la suite des faits, un important déploiement de forces de l’ordre a été décidé. 

La police a bloqué le carrefour formé par la chaussée de Tirlemont et de Wavre. Un périmètre de sécurité a été instauré et les employés des deux sociétés qui se trouvaient au rez-de-chaussée ont dû se barricader pendant plusieurs heures. Les unités spéciales d’intervention sont entrées vers 23 h 30 dans les lieux. Le suspect était endormi dans le grenier. Il était en possession d’un couteau. "Il est passé des bras de Morphée aux bras de Thémis, la déesse de la justice”, indique Me François Dessy qui défend le prévenu. 

C’est André Lhoest qui a fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Huy. Il doit répondre de menaces de mort, menaces par geste, coups et blessures, port d’arme illégal, violation du domicile et violation du code Wallon du bien-être animal. L’homme est en aveux de la plupart des faits qui lui sont reprochés excepté les coups que son ancien compagnon lui reproche et la violation de domicile qui a entrainé le fait que les employés ont été barricadés car l’homme estime qu’il avait le droit de passer par l’endroit qui lui appartient. “J’ai plaidé une atténuation de sa responsabilité pénale car il était dans un état second lors des faits. Il avait bu et n’avait plus mangé depuis un certain temps. J’ai plaidé une simple déclaration de culpabilité car le délai raisonnable est dépassé.” L’avocat a également demandé une atténuation de peine, une suspension probatoire du prononcé et une peine de travail. A la fin de l’audience, le prévenu a dit regretter son geste. L’arrêt sera rendu le 14 octobre prochain.