Liège Il s’agit d’un des édifices religieux les plus anciens de la ville de Liège.

Elle fut fondée à la fin du Xe siècle, vers 980-985... par le prince-évêque Notger en personne, premier prince-évêque de la principauté de Liège, sur le modèle de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle de Charlemagne. L’église Saint-Jean l’Évangéliste, où Notger fut d’ailleurs enterré en 1008, s’apprête à renaître.

Mille ans après sa fondation en effet… une profonde restauration s’impose pour celle qui est l’une des 7 collégiales de Liège. La Ville de Liège a fait savoir par l’intermédiaire de Roland Léonard, échevin des Travaux, qu’elle allait procéder à la restauration de la tour romane et des deux tourelles. La tour romane qui est d’ailleurs le seul élément "d’origine", puisque l’église fut rasée en 1754 et remplacée par l’édifice néoclassique actuel.

Le dossier a été présenté au collège ce vendredi par l’échevin. L’enveloppe globale des travaux est estimée à 3,6 millions d’euros…

Aujourd’hui propriété de la Ville de Liège, l’édifice demeure l’un des plus anciens édifices religieux de Liège. À plusieurs reprises au cours des siècles derniers, les maçonneries de la tour ont été restaurées. De récents sondages montrent qu’elles sont de bonne qualité. Par contre, indique-t-on à la Ville, "le parement s’est fortement dégradé ; il doit être restauré et relié à la masse interne des murs". Ainsi, "les carcans métalliques enserrant les murs, probablement posés au XVIIIe siècle, seront remplacés par des ancrages disposés dans les maçonneries. Les charpentes seront entretenues et la couverture en ardoises entièrement restaurée. Les maçonneries et planchers intérieurs bénéficieront également d’une attention particulière afin de rendre à ce magnifique édifice sa beauté médiévale rare".

On l’avait par ailleurs annoncé mais on précise, au sein du cabinet des Travaux, qu’une fois restaurée, la tour sera visitable par le public et intégrera un centre d’information campanaire, c’est-à-dire qui se rapporte aux cloches et clochers.

La première phase qui sera engagée cette année concerne les toitures et la maçonnerie. Elle est estimée à 1,9 million d’euros. Les travaux devraient débuter dans le courant de l’année 2020.