Dès mercredi dans le courant de la soirée, le bourgmestre de la commune de Donceel n’y allait pas par quatre chemins. "En plus de 10 ans, je n’ai jamais vu ça", écrivait Philippe Mordant (MR) sur les réseaux sociaux.

Et de faire référence en l’espèce aux intempéries particulièrement violentes et… localisées qui ont frappé la Hesbaye. Les entités de Remicourt (Momalle), Verlaine et Faimes ont également été touchées mais celle de Donceel a constitué l’épicentre du déluge.

Lequel, comme le maïeur l’expliquait ce jeudi sur place, avait pourtant été anticipé même si son ampleur a surpris. "Ce qui m’a frappé, c’est d’abord la noirceur du ciel, qui a été suivie d’un vent violent puis de grêle." Ce à quoi il faut ajouter des pluies torrentielles ainsi que des coulées de boue.

" On a pu compter entre 40 et 80 litres d’eau par m2, et ce sur un laps de temps extrêmement court ", a précisé Arnaud Delvaux, l’échevin des Travaux. Mais ce dernier, tout comme d’ailleurs le bourgmestre de l’entité, de souligner que " l’impact a été limité en raison des différents aménagements qui avaient été réalisés".

Voiries soulevées

Et ce, notamment par la commune et les agriculteurs eux-mêmes. "Il s’agit de fascines végétales ou encore de digues faites avec des remblais de terre et de haies." En prévision d’éventuelles inondations, un curage préventif des avaloirs avait aussi été effectué.

Mais pas de quoi donc éviter toute une série de dégâts, lesquels ont été réparés dès mercredi soir. Comme expliqué par Philippe Mordant, il s’agissait de voiries qui se sont soulevées, de caves inondées mais aussi de coulées de boue.

La situation des villages concernés (Donceel et Limont), situés le long de l’Yerne, est évoquée ainsi que "le fait que les terres n’ont pas retenu l’eau qui a ruisselé". Et ce notamment au niveau de la rue Joseph Joirkin, soit l’artère principale.

Alors qu’une trentaine d’habitations auraient été inondées, plusieurs jours seront nécessaires afin de nettoyer toutes les zones touchées. La commune a pu compter sur le soutien tant des pompiers que de ses voisines ainsi que des entreprises privées.

Bruno Boutsen