Provocateurs de possibles ." C’est ainsi que se conçoivent ceux qui président aux destinées de Noshaq (ex-Meusinvest), lequel fait figure de fonds d’investissement pour la région liégeoise.

Ce jeudi, dans un contexte qui est toujours particulier, Jean-Michel Javaux, président du conseil d’administration depuis 8 ans, et Gaëtan Servais, directeur général, ont présenté les résultats de l’exercice 2019-2020.

Lequel a été qualifié de "triplement exceptionnel" par le premier cité. Et de rappeler que depuis sa création en 1985, ce ne sont pas moins de 888 entreprises qui ont été soutenues par l’invest liégeois, soit 2 240 dossiers d’investissement exécutés.

Lesquels, comme souligné par ses responsables, représentent un montant global de plus d’un milliard d’euros investis dans l’économie. "Ce qui est remarquable, c’est que la moitié a été investie sur ces seules cinq dernières années."

Un autre élément mis en avant par le président du CA, c’est le fait que Noshaq est de plus en plus présent au capital des sociétés participées. Lesquelles sont désormais au nombre de 462 dans le portefeuille, 279 étant concernées.

Un troisième fait jugé exceptionnel a encore été épinglé. À savoir en l’espèce la crise du Covid-19, "une crise d’une ampleur totalement inédite" durant laquelle Noshaq, attentif à la situation, a dû faire preuve d’adaptation.

C’est ainsi notamment que le nombre de réunions a été quadruplé durant la période de confinement. Et outre des moratoires de crédits qui ont été accordés à 51 sociétés, 54 décisions d’investissement ont été prises, et ce pour près de 46 millions d’euros, 15 étant liés à la crise.

Selon le DG, 11 faillites de sociétés présentes dans le portefeuille de Noshaq sont pour l’instant déplorées. Soit un chiffre relativement semblable aux années précédentes mais face à "un état d’urgence" décrété dès le début de la crise, la prudence est de mise.

"Il y a la crainte d’un effet retard lié au Covid-19", reconnaissent les responsables de l’invest liégeois. Lequel, disposant de moyens d’action de 600 millions d’euros, se dit prêt à affronter la crise et à accompagner les entreprises.