Peu avant 13h00 lundi, le nombre de connexions aux serveurs a subitement été multiplié par 10 pour atteindre un pic de 70.000 par seconde.

Les services internes permettant aux médecins du CHU de consulter les dossiers de leurs patients ont pu être préservés. La saturation touchait toutes les connexions externes ou via internet. Elle a notamment impacté les étudiants qui voulaient, par exemple, consulter leurs cours en ligne, ou le système de mails.

Le fournisseur d'accès à internet du réseau ULiège-CHU, Belnet, est parvenu à bloquer l'attaque un peu plus de trois heures plus tard. La situation n'a cependant pu être totalement rétablie que mardi en milieu d'après-midi.

"L'objectif était la paralysie complète de nos applications internes et externes", estime Didier Korthoudt directeur général du service Général d'Informatique de l'ULiège. "L'attaque ne ciblait pas nos données et les données personnelles des patients. Elles n'ont à aucun moment été corrompues".