Elle n’a pas encore 5 ans mais, déjà, la Belle Liégeoise fait la fierté de toute une ville… par son allure envolée, sa fluidité, son audace… et son utilité, pour relier le parc de la Boverie et le quartier des Guillemins, les quais, le Ravel.

Ce vendredi, sur proposition de l’échevine de l’Urbanisme, Christine Defraigne, le Collège communal a donc décidé d’introduire une demande de classement pour la passerelle "La Belle Liégeoise".

Il faut dire que l’estime est grande et généralisée à l’égard de cet édifice qui participe au renouveau de Liège et dont l’architecture est signée… Greisch, bureau liégeois de renom. "L’idée de cette passerelle est née de la réflexion du Plan Piéton de 2004 adopté par le Conseil communal", rappellent les autorités.

Mais pourquoi classer cet ouvrage, certes symbolique, mais encore jeune puisqu’inauguré en 2016 ? Le Collège souligne aujourd’hui le fait que "cette passerelle cyclo-pédestre traduit une véritable prouesse technique sur 7 mètres de large et ses 294 mètres de long". Une passerelle qui s’inscrit dans un ensemble classé donc et qui tire son nom de la Belle Liégeoise, surnom d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt (1762-1817), femme politique liégeoise, personnalité de la Révolution française, une des premières féministes de l’Histoire ayant inspiré peintres, poètes, romanciers et compositeurs.

Liège recèle aujourd’hui de 443 monuments ou sites classés sur 3.945 en Wallonie dont 26 classés "Patrimoine exceptionnel". C’est notamment le cas de biens modernes et contemporains comme le Pont de Wandre à Herstal, l’Esplanade extérieure et la grande verrière du CHU ou encore les Bains de la Sauvenière, actuels Cité Miroir…