Ainsi que tous les terrains situés à l’arrière

Une fois passé l’émotion des uns et la déception des autres, le conseil communal de Verviers de ce lundi soir s’est attelé à - finalement - faire ce qu’il devait faire depuis trois ans déjà : prendre des décisions concrètes pour la gestion de Verviers.

Parmi les points inscrits à l’ordre du jour, la nouvelle majorité PS-cdH, largement soutenue par Écolo (ci-contre), a voté le rachat du Grand-Bazar, situé place Verte. En l’occurrence, il s’agit, avec le Grand Théâtre, d’un des deux projets qui n’avaient pas été subsidiés par les fonds européens Feder.

Racheter pour faire quoi ? C’est la question qui fut légitimement posée par le conseiller du Parti Populaire, Bruno Berrendorf : "Je pense très honnêtement que ce n’est pas le job d’une Ville". Muriel Targnion l’a avoué, sourire aux lèvres, "je suis heureuse de constater que nous ne sommes pas toujours d’accord".

Après avoir tiré à boulets rouges sur ce dossier, et sur la volonté de l’ancienne majorité cdH-MR d’acquérir le bâtiment, Muriel Targnion a précisé que la politique de gestion du foncier devait évoluer.

L’exemple de Maastricht fut dès lors cité : la ville batave, qui se porte commercialement (très) bien, est en effet propriétaire de 40 % du foncier. On l’aura compris, à terme, la volonté est bien d’avoir une maîtrise du développement commercial de la ville. En acquérant ainsi ce bâtiment, emblématique du passé commercial florissant de Verviers, la nouvelle majorité veut jouer sont rôle dans la régulation de l’offre. Quatre millions ont été déboursés pour cette acquisition, cinq si l’on compte les terrains situés à l’arrière.

En terme d’affectation, on parle de commerces pour le rez-de-chaussée et le premier étage. La réflexion reste toutefois entière pour les étages supérieurs.

En proposant des loyers intéressant, la Ville espère attirer les investisseurs et créer ici une nouvelle émulation. D’après les estimations, les rentrées seront supérieures au montant du remboursement, assure la bourgmestre. Les libéraux se sont abstenus sur ce point…

Marc Bechet