Liège Seul sur son fauteuil roulant, Michel a ému les réseaux sociaux. La situation n'est pas si simple

Depuis jeudi soir, le cas de Michel, un Liégeois de 47 ans émeut le réseaux sociaux. La situation du quadragénaire a été dénoncée par un internaute et a suscité des milliers de commentaires et autant de partages.

Ainsi Claudy Gengoux racontait sa rencontre avec Michel et regrettait le manque de réactions des autorités locales et médicales.

A"16 heures, passant en Féronstrée, j'entends d'une petite voix étouffée "à l'aide, je vous en supplie aidez moi !" Je fais alors un pas en arrière et je vois ce pauvre homme sur son fauteuil roulant, la tête en avant entre ses deux jambes dont je ne voyais pas la face.. "Aidez moi à me relever je n'y arrive pas !" continue-t-il. "Si personne n'appelle les secours, c'est parce que cette cela arrive plusieurs fois par jour et que finalement plus personne ne veut se déplacer car Michel ne veut pas ! J'appelle le 101, on me répond : nous sommes au courant ca arrive tout le temps, mais il ne veut pas se faire soigner ! Alors la je dis pas possible je vais faire un scandale et me mettre avec lui au milieu de la rue et bloquer la circulation si il le faut !"

Une équipe de police arrive alors sur place et finalement Michel est prix en charge.

Et Claudy se se poser la question de savoir s'il est normal de laisser une personne pieds nus, sans pantalon sur un sol humide et glacial, surtout dans son état ?

Interpellé, le bourgmestre a tenu a réagir et ne peut finalement que regretter une situation quelque peu insoluble. "Nous connaissons le cas de Michel. Il est toxicomane. Il est connu depuis 1997 et a fait l'objet de 965 fiches d'information dont déjà 52 cette année. Nos services vont régulièrement à sa rencontre, mais refuse tout soin et toute aide. Pour le contraindre à une prise en charge il y a un prescrit légal et il faut qu'il remplisse trois conditions, ce qui n'est pas le cas. Il faut qu'il refuse les soins, qu'il souffre d'une maladie mentale reconnue par le corps médical et qu'il représente un danger pour lui ou pour les autres. Je suis pieds et poings liés et je suis déçu que l'on ne nous aide pas plus au niveau du parquet et des instances médicales. Je suis systématiquement mis en cause, mais je n'y suis pour rien. La ville est laissée seule à son triste sort et je vais m'atteler à ce qu'il y ait une modification de la loi sur le sujet."

En attendant, Michel a été transporté à l'hôpital, il a été soigné, lavé avant de signer une décharge pour pouvoir quitter le centre de soins.