Jean-Philippe est l’époux de la propriétaire d’une clinique dentaire de la rue des Weines, à Verviers. Tout comme les maisons et commerces avoisinants, la clinique est totalement dévastée. Selon lui, le drame aurait pu être évité. Il se questionne par rapport à la gestion des barrages. "Certes, on ne pouvait pas prévoir qu’il y aurait autant de pluie. Mais nous avons une attente forte de comprendre comment on a géré les barrages. Mercredi soir, on pouvait encore marcher sur la place et à 7 h du matin, il y avait trois mètres d’eau. Je pense qu’on aurait pu mieux anticiper la situation en prévoyant une meilleure gestion des deux barrages d’Eupen et de la Gileppe", explique-t-il.

Et de fait, le mercredi après-midi, les autorités de la Province de Liège ont prévenu que le débit de la Vesdre risquait d’augmenter encore considérablement en raison de l’ouverture des vannes de deux barrages arrivés à saturation. " On savait que les deux barrages arrivaient à saturation, on aurait pu anticiper en faisant de la place et avoir une gestion plus intelligente de la situation. Il aurait été judicieux de lâcher l’eau du barrage d’Eupen dès lundi pour éviter une surabondance dans la vallée de la Vesdre. Je ne suis pas un expert mais des comptes devront être rendus ", poursuit Jean-Philippe.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de personnes se questionnent également par rapport à cette problématique. Affaire à suivre, donc…