Liège Les acteurs du secteur des soins de santé organisent des rassemblements mardi.

Dans le public, le constat est le même que dans le privé : les services de soins de santé sont en souffrance. Le diagnostic est établi depuis longtemps mais force est de constater que le traitement tarde ! C’est du moins le constat qui est dressé par la CSC Liège Verviers Ostbelgien. "Si un fonds de 67 millions d’euros a été voté à la Chambre, nul ne sait comment il sera utilisé ni quand. Bref, les blouses blanches sont bien décidées à maintenir la pression", explique le syndicat chrétien.

Ce mardi, à l’appel de la CSC Services publics, de nombreux travailleurs des hôpitaux et des maisons de repos et de soins du secteur public seront en grève.

Afin de ne pas sanctionner doublement le patient, car lui aussi est victime de la situation dans le secteur, les grévistes, en province de Liège, ont choisi de se rassembler devant les institutions suivantes : le CHR de la Citadelle à Liège et la résidence Les Orchidées (ISoSl) à Grivegnée, l’hôpital du Bois de l’Abbaye à Seraing, le CHR de Verviers et la clinique Reine Astrid à Malmedy ainsi que la résidence Les Prés Brion (CHR Huy) à Ben-Ahin. Ils distribueront des tracts aux patients et aux visiteurs afin de les sensibiliser aux problèmes qu’ils vivent sur le terrain et qui affectent la qualité des soins.

"La CSC Services publics a consulté l’ensemble des travailleurs du secteur, signale Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services publics. De cette enquête sont ressorties dix priorités. Et d’abord, un appel aux renforts ! Les travailleurs réclament, en effet, une adaptation des normes d’encadrement qui datent du siècle dernier et ne sont plus du tout adaptées à la charge de travail en hausse constante : il faut du personnel supplémentaire, plus de mains pour plus d’humain !"

Par ailleurs, les travailleurs font remarquer que le développement des technologies demande des compétences accrues avec des exigences de diplôme qui ne sont pas prises en compte dans les rémunérations. "Le personnel réclame une revalorisation salariale en rapport avec ses responsabilités. Il demande aussi du respect et de la reconnaissance des compétences par la hiérarchie, une prise en charge du temps et des frais de formation ou encore une reconnaissance comme métier pénible et un abaissement de l’âge de la pension."

Et de conclure : "Il est grand temps que le monde politique entende les blouses blanches et prenne en compte leurs revendications" .