Najib Haddad, 34e sur la liste CDH de Liège, a été condamné à de multiples reprises

LIÈGE C’est une trouvaille qui tombe au plus mauvais moment pour le CDH liégeois. En effet, nous avons découvert que le 34e candidat des humanistes a un casier judiciaire fourni de 13 condamnations !

Najib Haddad, âgé de 52 ans, a été condamné pour la 1re fois en 1994 pour coups et blessures ayant entraîné une incapacité de travail. Les derniers faits à sa charge ont eu lieu en 2012. Il a payé une transaction en août dernier pour éviter des poursuites pour menaces.

Pour rappel, l’homme n’est pas le seul à avoir des ennuis judiciaires sur la liste humaniste liégeoise. En effet, Javed Kausar, qui occupe la 27e place, a aussi été condamné pour des infractions concernant des activités commerciales et ayant trait à de la vente de nourriture. Ce dernier dit avoir fait un pas de côté.

Du côté du CDH, ces nouvelles révélations provoquent l’énervement. Dominique Drion, président d’arrondissement du CDH de Liège, se dit agacé. “J’ai reçu un mail anonyme à ce propos ce jeudi matin et je ne réserve pas de suite à ce type d’accusations”, indique le président Drion, qui semblait ignorer toutes ces condamnations avant ce mail.

“Je ne sais pas ce que certains cherchent. Ils pensent que nous sommes exsangues, ce qui n’est pas du tout le cas. Ce sont des accusations à sens unique. Les accusations visent toujours le CDH. Vous me parlez de choses que je ne connais pas et qui tombent trois jours avant les élections.”

Comme tous nos candidats ”, poursuit M. Drion, “Najib Haddad réunit toutes les conditions pour être élu et cela nous a été attesté par des documents officiels émanant du bureau électoral.”

En réalité, le bureau électoral confirme seulement que chaque candidat est majeur, belge et qu’il n’est pas déchu de ses droits civils et politiques. Il n’est pas habilité à fournir des casiers judiciaires actualisés.

On peut toutefois s’interroger sur le fait que le CDH ne se questionne de manière préventive concernant les antécédents judiciaires de ceux qui vont le représenter. D’autant qu’il est à présent impossible légalement de demander à un candidat aux élections de faire un pas de côté à ce stade si proche de l’échéance. En effet, la loi l’interdit.



© La Dernière Heure 2012