Interrogé ce mardi matin en commission par les députés Philippe Dodrimont (président du MR liégeois) et Benoît Dispa (CDH), le ministre des Pouvoirs locaux Christophe Collignon PS, a bien confirmé que la situation politique à Grâce-Hollogne était illégale. Ce dernier exige aujourd’hui le respect du code de la démocratie locale... rapidement.

Pour rappel en effet, le bourgmestre Maurice Mottard a, en mars dernier, recomposé une majorité en évinçant deux échevins PS, proches de son meilleur ennemi, Manuel Dony, pour les remplacer par une élue MR et un de ses fidèles. Comme l’a mentionné le ministre des Pouvoirs locaux toutefois, la manœuvre est bel et bien irrégulière. Conséquence : toutes les décisions prises par la nouvelle majorité le sont également.

"Certains jeux politiques ne grandissent en effet pas la démocratie locale", a déclaré le ministre, en allant dans le sens des députés. "Je confirme l’irrégularité de la situation. Comme j’ai pu le faire savoir, seule l’adoption d’une motion de méfiance collective, comportant la présentation d’un successeur au collège, et donc un nouveau pacte de majorité, peut permettre au nouveau partenaire de se joindre à la majorité".

Dès lors, la motion de méfiance individuelle adoptée à Grâce-Hollogne et qui propose une majorité alternative sans constituer un nouveau pacte de majorité n’est tout simplement pas valide en ceci qu’elle contredit le code de la démocratie locale. Pour le Ministre : "La motion de méfiance individuelle concernant J.-M. Herbillon et proposant S. Belhocine produit des effets contraires aux dispositions du code…".

Le collège étant irrégulièrement composé, ses délibérations le sont tout autant. Toutes les décisions prises par le Collège depuis le 25 mars seront purement et simplemnet annulées. Et le ministre de laisser le choix entre deux options : "Soit la commune se met en conformité avec le code ; si elle ne s’y conforme pas, je serai contraint d’enclencher le processus de désignation d’un commissaire spécial". Dont acte.