Catherine Goemans, 44 ans, qui vient d’être condamnée par la cour d’assises de Liège, a bénéficié de l’absorption de peine devant le tribunal correctionnel de Liège, devant lequel elle devait répondre d’avoir commis des faits de maltraitance sur ses trois enfants.

Des faits qu’elle a commis entre octobre 2014 et le 20 avril 2018 sur ses trois enfants, nés en septembre 2004, juin 2008 et août 2013. Les trois enfants ont expliqué avoir été insultés, mais aussi frappés avec une ceinture, un madrier ou encore des ustensiles de cuisine ! Des faits qui auraient été commis en présence du frère de la dame, Sébastien Goemans, 35 ans, et son compagnon, Fabian Dervin, 29 ans.

Aucun des deux n’est intervenu et ils devaient répondre de non-assistance à personne en danger. En octobre dernier, les intéressés ont été condamnés par la cour d’assises de Liège pour avoir commis l’assassinat de Sébastien Boissart dans la nuit du 22 au 23 décembre 2017. Catherine et Sébastien Goemans ont écopé de 30 ans de réclusion tandis que Fabian Dervin a été condamné à 25 ans de réclusion pour l’assassinat de Sébastien Boissart, dont le corps avait été retrouvé frappé à coups de pied de biche puis incendié.

Lors de l’enquête pour les faits d’assassinat, il est apparu que les enfants de Catherine Goemans subissaient depuis plusieurs années des faits de maltraitance commis par leur mère. Les enquêtes ont été scindées et les deux dossiers examinés de manière séparée.

Lors de l’instruction d’audience de ce dossier de coups, les trois prévenus ont comparu détenus. Catherine Goemans a, en partie, admis les faits de coups sur deux de ses enfants, mais nié avoir frappé le troisième.

Le parquet de Liège a requis la reconnaissance des faits, mais n’a pas requis de peines complémentaires à celles prononcées par la cour d’assises. Le tribunal a suivi cette argumentation et a fait bénéficier les prévenus de l’absorption de la peine.