C’est une première qui, sans nul doute, ravira bon nombre de citoyens, acquis à la cause de nos amis à 4 pattes. Un peu plus de deux ans après la création de l’échevinat du Bien-être animal en effet, une nouvelle étape vient d’être franchie : le renforcement de la collaboration entre la police liégeoise et la cellule du bien-être animal.

Concrètement en effet, si une cellule spécifique existe déjà et qu’un vétérinaire communal est même actif à temps plein sur le territoire liégeois, c’est désormais un lien permanent qui est réalisé avec les forces de l’ordre.

Comme l’indique Philippe Schutters, vétérinaire communal, "un beau bébé a vu le jour voici quelques jours". Sur proposition du Collège, le chef de corps Christian Beaupère a affecté des effectifs spécifiques à la problématique du Bien-être animal… ainsi, un inspecteur principal, 2 inspecteurs et 2 inspecteurs suppléants sont en charge des dossiers et constituent une véritable équipe.

"Notre défi était en effet de concrétiser le code wallon du bien-être animal mis en place il y a quelques années", explique Christine Defraigne, échevine en charge de la thématique, "avec les outils mis en place, notre vétérinaire et cette collaboration, ce n’est plus le règne de la débrouille ; une procédure claire est désormais mise en place".

Dans les faits, ces opérations de contrôle ou de sauvetage d’un animal en péril (quel qu’il soit), ne sont donc plus réalisés sans balise… par ailleurs l’expertise augmente puisque "nous nous formons régulièrement", précise l’inspecteur Marc Wathieu.

Lorsqu’il s’agit d’effectuer un contrôle et/ou de répondre à une demande citoyenne, l’objectif est d’intervenir dans un délai de maximum 60 jours. En fonction de l’urgence, les inspecteurs et le vétérinaire adaptent cette intervention, toujours dans le but unique de préserver le bien-être animal. Quoi qu’il en soit, le temps de réaction est toujours le plus court possible…

"Il y a souvent une information qui doit être vérifiée par une visite domiciliaire", poursuit Philippe Schutters. Celle-ci peut être refusée par le propriétaire mais il s’expose dans ce cas à un pv pour refus de contrôle. "Et si cela est nécessaire, la saisie de l’animal est la solution ultime". L’objectif étant bien de mettre fin à l’infraction, avec ou sans l’aide du propriétaire, qui ne pourra récupérer l’animal que sous certaines conditions.

Paco, pauvre chihuahua brûlé à l'acide

À l’instar d’un enfant, d’une épouse, d’un conjoint battu, l’animal maltraité est une victime, qui n’a rien demandé… Et ils sont légion, comme en témoignent malheureusement ces nombreuses interventions des autorités liégeoises en 2020. L’an dernier, “notre vétérinaire communal est intervenu sur 96 visites de contrôle, 15 saisies d’animaux maltraités ou négligés, 4 visites des parcs ou évoluent des animaux, 18 captures d’animaux dangereux, 6 demandes du DNF pour soigner des animaux sauvages et 2 collaborations avec les pompiers zone 2 Liège”.

Parmi ces interventions, des souvenirs douloureux, comme celui de Paco, un chihuahua victime d’une dispute entre sa propriétaire et un homme. Pour se venger de la propriétaire de Paco en effet, l’agresseur n’avait pas hésité à utiliser de l’acide pour mutiler le petit chien, lui projetant la substance dans les yeux, lui faisant avaler l’acide aussi. Il n’a pas survécu à ces actes barbares…

Toutes les histoires ne se terminent pas mal fort heureusement. Ce fut le cas pour Volt : ce faisan détenu dans une cage très exiguë a ainsi pu être sauvé… lorsque les personnes de la cellule bien-être animal sont intervenues, elles ont pu observer une batterie sur la cage. Celle-ci était électrifiée et dès que le faisan la touchait, il était électrocuté…