Et ce en matière de lutte contre le harcèlement scolaire au sein de ses 14 écoles d’enseignement secondaire.

Ce sont les locaux de la Maison provinciale de la formation, sis à Seraing, que la Province avait choisis ce vendredi. Et ce afin d’évoquer sa volonté de lutter plus avant contre le phénomène du harcèlement scolaire. Lequel toucherait un élève sur trois en Fédération Wallonie-Bruxelles, qu’il soit auteur ou victime.

C’est ainsi et afin de répondre à une demande émanant du terrain, aux dires de la députée provinciale en charge de l’Enseignement et de la Formation Muriel Brodure-Willain (PS), qu’une cellule vient d’être créée. " Cela fait deux ans que l’on travaille sur ce projet ambitieux qui vise à passer de la prévention à l’action ", souligne celle qui est une ancienne directrice d’école.

Composée pour l’heure de deux personnes et dénommée "Pour une école sans harcèlement", cette cellule a été chargée de mettre en place une équipe de référents en la matière. Et ce dans chacune des 14 écoles d’enseignement secondaire organisées par la Province. Près de 9 000 élèves et 1 500 enseignants sont potentiellement concernés.

Les référents en question seront désignés au sein de chaque école parmi les enseignants, éducateurs, membres des directions… Quant aux centres PMS, leur coordinatrice mettant en évidence l’importance du rôle qu’ils jouent, ils sont vus comme les partenaires privilégiés de cette démarche. " Il s’agit de ne pas laisser les enfants et les enseignants seuls face au problème ", explique la députée.

Écoles pilotes

Quant au coordinateur de la nouvelle cellule, il insiste sur la nécessité de détecter le problème mais également d’apporter des solutions. Lesquelles doivent s’inscrire dans le cadre législatif ainsi que dans un travail voulu en réseau avec le secteur, dont le service provincial Openado.

Alors que le projet vient d’être présenté aux directions des écoles, trois référents seront désignés entre janvier et juin 2020. Et trois écoles pilotes dont l’Ipes de Huy seront opérationnelles dès septembre.

Bruno Boutsen