Liège L’enquête publique relative au château de Vyle-et-Tharoul est en cours.

Situé dans le paisible village de Vyle-et-Tharoul, dans la commune de Marchin, le château éponyme en partie néoclassique datant de la fin du XVIIIe siècle (revu et modernisé vers 1820-1830) se délabre depuis une dizaine d’années, de sorte que le bâtiment est aujourd’hui en piteux état.

En 2016, la société de travaux publique liégeoise Cop&Portier rachetait le château en vue d’y aménager des appartements. Une première mouture du projet était proposée à la commune en 2017 mais ne sera finalement pas acceptée. Après plusieurs études préalables, le promoteur, Louis Cop - qui a déjà travaillé sur la restauration du château de Plaineveaux -, vient de déposer une nouvelle demande de permis le 15 janvier dernier.

Le projet prévoit la restauration du château avec la création de quinze appartements d’environ 100 m2 (2 chambres au minimum) en ses murs ainsi que quatre à cinq petites maisons dans les dépendances de celui-ci. "En tout, il y a 1 500 m2 à aménager sur trois niveaux. Notre souhait est de restaurer le château comme à l’origine et d’y installer des appartements de qualité" , explique Louis Cop, administrateur de Cop&Portier. "À l’intérieur, il n’y a plus rien, il faut tout refaire (toit, sols…)", ajoute celui qui envisage d’abattre les murs intérieurs et extérieurs, "trop abîmés". Toutefois, la façade avant sera conservée en l’état.

Par ailleurs, "l’ancien propriétaire a pillé des éléments du château (parquet, pierres de taille) et (...) a laissé des amendes administratives".

Les travaux de ce lourd chantier sont estimés à 3 ou 4 millions d’euros. "J’attends maintenant d’avoir les permis." Si ceux-ci sont accordé, les travaux pourraient débuter en septembre prochain.

"L’avis du collège est plutôt favorable à ce projet" , indique Marianne Compère, échevine de l’Urbanisme de Marchin, "d’autant que la commune manque de logements. Nous allons bien sûr nous assurer que les règles sont bien respectées. Il nous semble que la restauration telle qu’elle est présentée est un beau sauvetage de patrimoine." Avec une volonté, selon elle, de "respecter au maximum le bâtiment en conservant les parties qui pouvaient encore être restaurées". Certes, "on aurait pu imaginer d’autres projets mais, après autant d’années, c’est la seule proposition concrète qu’on ait reçue".

L’enquête publique est désormais lancée. Elle prendra fin le 26 février prochain. "Dès la clôture, nous allons analyser les remarques et, en fonction de celles-ci, le collège donnera son avis à la Région, qui donnera son dernier mot."