L’intercommunale de développement économique veut se réinventer au travers d’un plan stratégique.

À l’heure où l’on ne parle pas forcément qu’en bien des différentes intercommunales liégeoises, force est de constater que la Spi tire son épingle du jeu. En effet, en vue de l’élaboration de son plan stratégique 2020-2022 qu’elle a présenté ce mardi sur le site en reconversion du Val Benoît qu’elle gère, la bonne gouvernance associée à la transparence a été au cœur de ses priorités.

C’est en tout cas le message qu’a d’emblée souhaité faire passer son nouveau directeur général Cédric Swennen, lequel a succédé en 2018 à Françoise Lejeune. "Il s’agit d’un enjeu fondamental et le plan stratégique est celui de tous", a ainsi souligné ce dernier, disant en outre vouloir réinventer l’agence de développement économique d’ici 2030.

Quant à cette dernière, laquelle fêtera ses 60 ans d’existence l’année prochaine, elle se veut comme expliqué ce mardi "plus qu’un vendeur d’hectares". En effet, la Spi, vue par son directeur général comme une entreprise publique qui compte plus de 100 collaborateurs, est surtout connue de ses partenaires tant publics (à savoir les 84 communes de la province) que privés pour cette mission.

Cinq axes stratégiques

Organisation jugée crédible et présentant par ailleurs un équilibre financier, elle entend ainsi que précisé être davantage "agile et innovante" tout en contribuant à renforcer l’attractivité du territoire. À cette fin et dans le but avoué de s’adapter tant à l’évolution de la société qu’à de nouveaux métiers, la Spi a défini cinq axes stratégiques. Le premier ayant trait à son métier originel et visant à proposer des solutions d’implantation aux entreprises.

La volonté affichée étant de mieux gérer la rareté progressive du territoire, et ce singulièrement en terres liégeoises où "un besoin important existe". Le second axe consiste à fournir des services aux entreprises dont le profil a évolué ces dernières années, développant par là même son "orientation client". Au sujet des axes 3 et 4, ils visent à devenir le principal partenaire des communes (en matière de Smart City, de communauté d’énergie renouvelable, d’assistance à la maîtrise d’ouvrage…) et à intégrer le modèle de l’économie circulaire en recyclant le territoire et en réduisant son empreinte carbone.