Alors qu’elle a rouvert début octobre, la SRPA de Vinalmont (Wanze) a été contrainte de fermer à nouveau ses portes.

"Plusieurs de nos employés ont été touchés par la Covid", déplore Fabrice Renard. "Lors de la première crise, nous avions déjà été contraints de fermer nos portes."

En effet, en mars dernier, le refuge de la SRPA de Vinalmont a fermé ses portes à la suite de la crise sanitaire. Près de 6 mois plus tard, l’association a enfin pu rouvrir ses portes, mais ce répit n’était que de courte durée. En effet, le refuge est à nouveau fermé depuis peu.

"La SRPA de Vinalmont a été fermée lors de la première période Covid. Nous avions pu rouvrir, mais nous avons malheureusement dû refermer. Le souci vient du personnel. Nous devons mettre le plus possible de personnes en télétravail. Nous avons de nouveau plusieurs cas."

Les activités de la SRPA ne sont pas terminées, mais délocalisées. "Tous les animaux du refuge de Vinalmont ont été transférés à Liège. Il n’y avait qu’une dizaine de chiens et six ou sept chats à Vinalmont. Nous sommes à moins de la moitié de la capacité d’accueil du refuge."

Malgré la situation difficile de pandémie que nous vivons tous depuis plusieurs mois, il y a tout de même des choses positives à en tirer. En effet, les gestionnaires des différents refuges ont constaté moins d’abandons d’animaux depuis le début de cette période !

"C’est une période plus calme avec les animaux. On a eu moins d’abandons." Les personnes de la région hutoise qui souhaitent se rendre à la SRPA peuvent bien évidemment aller à Liège.

"Nous avons un chenil accessible au public sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre", poursuit Fabrice Renard.

Le refuge de Vinalmont devrait rouvrir ses portes au public dans quelques mois. "Nous espérons rouvrir nos portes aux environs du mois de mai prochain", termine le directeur de la SRPA de Liège.

Comme le refuge a dû être fermé, les gestionnaires de la SRPA de Vinalmont ont décidé d’en profiter pour y réaliser d’importants travaux. "En effet, le refuge commençait à devenir vétuste", précise Fabrice Renard. "Nous avons tout arraché. Il reste juste la toiture et les murs de façade".

Tout va être rénové de fond en comble. Tout sera fait pour le confort des animaux. "Nous allons installer un nouveau système de chauffage par le sol et une nouvelle chaufferie. Les enclos seront plus spacieux. Nous allons également remplacer tout le grillage. Les animaux auront toujours accès à l’extérieur. Le tout va être totalement rénové parce que c’était nécessaire."

Étant donné que les employés du refuge ne sont plus occupés à l’entretien des animaux, ils s’affairent aux travaux de rénovation. "Tous les travaux sont réalisés par nos employés, donc le coût est le même que s’ils travaillaient au refuge pour s’occuper des animaux. Leur salaire était de toute façon payé. Le travail est juste délocalisé".

Étant donné leur ampleur, les travaux sont prévus pour plusieurs mois. Sans arrêter de date précise, les gestionnaires du refuge espèrent qu’il pourra rouvrir dans le courant du mois de mai. Malgré le fait que seuls les matériaux seront facturés, la note sera particulièrement importante. "Le coût est difficile à estimer. Toutefois, nous pensons que cela pourrait nous coûter entre 200 000 et 300 000 euros environ. En tous les cas, nous sommes presque certains d’atteindre un coût minimal de 200 000 euros".