Malgré le récent revers européen, "il est bien dans mes intentions de continuer à promouvoir le projet de Liège Carex pour permettre le basculement d'une partie du fret aérien et/ou camionné vers le ferroviaire à grande vitesse", a affirmé le ministre wallon des Aéroports, Jean-Luc Crucke, lundi en commission du parlement wallon. "Dès décembre 2020, j'ai demandé et obtenu l'inscription du projet de Liège Carex au sein des projets remis dans le cadre du plan européen de relance et de résilience. Nous étions convaincus que ce projet correspondait pleinement aux objectifs fixés par la Commission. Mais malgré tous nos efforts, nous avons dû constater les réticences de la Commission, qui a émis de vives réserves quant à la capacité à réaliser le projet Carex d'ici à 2026, date butoir pour la réalisation effective des investissements envisagés dans le plan de relance", a rappelé le ministre Crucke.

"Pour que le projet de Liège Carex se concrétise, il est en effet nécessaire qu'il y ait plusieurs plateformes Carex en Europe. Or, les dernières informations sur l'état d'avancement de Roissy-Carex n'étaient pas positives. Et Amsterdam, Leipzig ou Francfort n'avancent pas non plus dans leurs projets respectifs", a-t-il ajouté.

"C'est en raison de ce manque d'avancement des projets dans les autres pays que la Commission européenne a expressément demandé que le projet de Liège Carex soit retiré du plan", a poursuivi Jean-Luc Crucke.

Ce retrait "est un contre-temps, une opportunité manquée, mais n'est pas un coup de grâce ou ne marque pas la fin de ce projet", a-t-il toutefois assuré en pointant la désignation, le 14 juin, de Françoise Lejeune au poste de présidente de Liège Carex à la suite de la démission de Jean-Claude Fontinoy.

Le conseil d'administration de Liège Carex a par ailleurs décidé, le même jour, de s'adjoindre les services d'un coordinateur - qui reste à nommer - pour suivre l'avancement du dossier au jour le jour.