La ville de Liège réclame un meilleur soutien financier de la Fédération Wallonie-Bruxelles envers la Haute Ecole de la ville de Liège (HEL), au sein de laquelle la CGSP Enseignement craint la disparition de 50 équivalents temps plein à l'horizon 2025. La situation jugée alarmante au sein de la HEL a été évoquée lundi soir au conseil communal de Liège à travers les interpellations de plusieurs conseillers.

La semaine dernière, la CGSP Enseignement a fait part de son inquiétude de voir disparaître 50 équivalents temps-plein à l'horizon 2025 en raison de coupes budgétaires. Des enseignants et du personnel administratif sont concernés. "Si le nombre d'enseignants diminue, il en va de meme pour la crédibilité de la formation, la réputation de l'école, le nombre d'inscrits à la rentrée suivante et le montant des subsides alloués, dont la part se joue en concurrence avec les autres hautes écoles sans que le gâteau ne grandisse. Cette logique mortifère doit être combattue", a souligné Céline Fassotte (PTB).

Du côté de Vert Ardent, Pierre Eyben a fait état de "dépenses qui dépassent l'enveloppe allouée depuis deux ans et une dette qui se creuse". "Depuis 2018, pas moins de 24 équivalents temps plein ont été perdus. Vous proposez d'en sacrifier 28 de plus en cinq ans. Et cela semble ne pas suffire pour se remettre à flots financièrement. Plus d'heures demandées et des classes passées de 30 à 80 élèves, les enseignants sont épuisés", a-t-il ajouté.

En réponse aux interpellations, l'échevin de l'Enseignement, Pierre Stassart, a déploré le mode de financement "par enveloppe fermée" de la Fédération Wallonie-Bruxelles et fait état d'une allocation ayant diminué depuis 2017 de plus de 2,2 millions d'euros. Il a ajouté que le collège communal réclame un meilleur soutien financier de la Fédération Wallonie-Bruxelles envers la HEL et qu'il a déjà eu l'occasion de l'exprimer auprès du ministre du Budget. Le plan présenté par la Ville, en tant que pouvoir organisateur, est toujours à l'examen.

"Le collège veut préserver la HEL sur le long terme. Cela implique de ne pas licencier de jeunes enseignants, ce qui créerait un déséquilibre dans la structure d'âge de l'équipe dont on sait qu'il est toujours préjudiciable à un bon enseignement. De même, toutes les sections qui font l'ossature de la haute école doivent être maintenues", a-t-il précisé, assurant qu'un refinancement était le meilleur moyen pour maintenir la qualité de l'enseignement.

Si Vert Ardent a admis un sous-financement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il estime également que la Ville a sa part de responsabilité vis-à-vis de la situation actuelle. "Il y a également des problèmes liés à votre gestion", a affirmé Pierre Eyben.